
Test réalisé sur PlayStation 5
Un GRAND merci à Plaion pour leur soutien et confiance qui nous ont fourni une copie sur afin de réaliser ce test.
Le test AUDIO
Le retour de Screamer en 2026 ne passe pas inaperçu. Entre nostalgie et réinvention totale, ce nouvel opus prend des risques. Direction artistique, gameplay, sensations… voici notre test complet pour savoir s’il tient encore la route aujourd’hui.
Introduction
Dans les années 90, alors que les jeux de course cherchent encore leur équilibre entre simulation et arcade, Screamer s’impose comme une véritable claque. Développé par Graffiti, le jeu assume pleinement son identité en proposant une expérience centrée sur la vitesse, la glisse et le plaisir immédiat. Ici, pas de réalisme poussé à l’extrême, mais une volonté simple et efficace : accélérer sans jamais lever le pied.
Je l’ai découvert à l’époque presque par hasard, avant de le perdre de vue comme beaucoup de titres de cette génération. Pourtant, il ne m’a jamais vraiment quitté. Ce n’est pas sa précision ou sa technique qui m’a marqué, mais une sensation. Un plaisir brut, immédiat, presque instinctif. Et surtout, cette fameuse voiture grise, incontrôlable, excessive, mais incroyablement fun. Un souvenir marquant, revenu des années plus tard avec une étonnante netteté.
Aujourd’hui, l’objectif est simple : confronter ce souvenir à la réalité. Voir si Screamer tient encore la route, ou si la nostalgie a pris le dessus.
Une direction artistique en rupture

La nouvelle direction artistique est à des années-lumière de ce que Screamer représentait à l’origine. Là où l’on retrouvait un jeu brut, presque rugueux, centré sur la vitesse pure, ce nouvel opus adopte une approche beaucoup plus stylisée. L’ambiance japonisante et les influences cyberpunk s’imposent immédiatement, avec une identité visuelle forte et assumée, presque narrative.


Les premiers visuels peuvent surprendre. La question se pose rapidement de savoir si l’on est face à une véritable suite ou à une réinterprétation portant simplement le même nom. Le constat est clair : le jeu ne s’adresse plus prioritairement aux nostalgiques.
Une fois cette idée acceptée, il devient plus pertinent de juger le jeu pour ce qu’il propose réellement. Cette nouvelle version de Screamer repose sur une direction artistique marquée, une volonté de moderniser l’arcade et une approche plus globale, presque expérientielle. Le jeu cherche à séduire une nouvelle génération de joueurs, habituée à des univers visuels forts et à des expériences plus immersives.

Il s’agit donc d’un choix assumé. Celui de ne pas revenir aux sources, mais de proposer une nouvelle lecture de la licence.
Un gameplay déroutant
Le premier contact avec le gameplay est surprenant. La prise en main du véhicule ne correspond pas aux standards habituels du jeu de course. Le joystick gauche gère les roues avant, tandis que le joystick droit contrôle le train arrière. Cette particularité modifie profondément les sensations de conduite.

La voiture ne tourne pas de manière classique. Elle se désaxe, se déporte, et demande une coordination constante entre les deux sticks. Ce système peut dérouter, voire frustrer lors des premières parties. Il impose un temps d’adaptation réel.
Une fois assimilé, ce gameplay révèle une certaine cohérence avec l’univers du jeu. Les vitesses élevées et la gestion du drift rappellent, dans une certaine mesure, des sensations proches d’un jeu arcade moderne, tout en conservant une identité propre. Il reste néanmoins important de prévenir que cette approche ne conviendra pas à tous les joueurs.
Un système de course dynamique et exigeant
Le gameplay ne se limite pas à la conduite. Le jeu introduit également plusieurs mécaniques qui viennent dynamiser les courses. Le boost permet de maintenir la vitesse ou de tenter des dépassements décisifs. Le bouclier offre une protection temporaire face aux attaques adverses. Ces dernières ajoutent une dimension offensive qui peut perturber fortement le déroulement d’une course.




L’ensemble crée une expérience intense, où il se passe constamment quelque chose à l’écran. La concentration est indispensable, car la moindre erreur peut avoir des conséquences immédiates.
Contrairement à certains jeux plus permissifs, remonter dans le classement après un mauvais départ s’avère complexe. La gestion des capacités devient alors essentielle. Leur utilisation doit être réfléchie et adaptée à la situation.
Le jeu propose ainsi un équilibre particulier entre accessibilité et exigence. Facile à comprendre dans ses intentions, il demande en revanche une vraie maîtrise pour être pleinement exploité.
Une réalisation immersive
Sur le plan visuel, le jeu tient globalement ses promesses. Les circuits sont immersifs, avec une identité visuelle particulièrement marquée dans les environnements urbains et industriels. Les effets de lumière, les néons et la densité des décors contribuent à créer une ambiance cohérente.




Certains environnements moins typés apparaissent toutefois plus en retrait, avec un niveau de détail moins marquant. Cela n’impacte cependant pas fondamentalement l’expérience, car l’attention reste principalement portée sur la vitesse et l’action.
L’intensité des courses constitue l’un des points forts du jeu. Entre les déplacements à grande vitesse, les interactions entre joueurs et les explosions, l’action est constante. Le joueur est sollicité en permanence, ce qui renforce l’immersion.
Une ambiance sonore réussie
La bande-son joue un rôle important dans l’identité du jeu. Les musiques accompagnent efficacement l’action et s’intègrent parfaitement à l’univers visuel. Elles renforcent la sensation de vitesse et participent à l’intensité globale des courses.
Le système de déblocage progressif des morceaux apporte un véritable intérêt. Il permet de renouveler l’expérience au fil du temps et évite une répétition trop marquée. Cette progression contribue également à donner une impression d’évolution.
Progression et personnalisation
Le jeu propose une boucle de progression simple mais efficace. Au fil des courses, le joueur débloque différents éléments de personnalisation, notamment des skins, des options de tuning et de nouvelles musiques.

Le système de tuning s’avère particulièrement réussi. Il offre suffisamment de possibilités pour donner envie d’expérimenter sans devenir trop complexe. La personnalisation devient rapidement un moteur de progression, incitant à poursuivre l’expérience pour débloquer de nouveaux éléments.
Les personnages, quant à eux, sont présentés comme disposant de particularités liées au gameplay. En pratique, ces différences restent peu perceptibles. Les sensations en course varient peu d’un personnage à l’autre, et c’est surtout le véhicule qui influence réellement le comportement.
Conclusion
Ce nouveau Screamer ne s’adresse pas en priorité aux nostalgiques de la première heure. Il prend une direction différente, assumée, qui vise un public plus jeune et plus sensible aux univers stylisés et aux expériences dynamiques.

Le jeu propose une approche moderne de l’arcade, avec un gameplay original, une direction artistique marquée et une volonté de proposer une expérience globale plutôt qu’un simple retour aux sources. Certains choix peuvent dérouter, notamment la prise en main ou le manque de différenciation entre les personnages.

En contrepartie, le jeu offre une intensité réelle, une identité forte et un système de progression engageant. Il ne cherche pas à reproduire le passé, mais à proposer une nouvelle vision.
Il en résulte une expérience imparfaite, mais cohérente, qui ne laissera pas indifférent.
Neoseth.
Screamer version 2026 propose une relecture moderne de la licence avec une direction artistique marquée et un gameplay original. Un choix audacieux qui privilégie l’intensité et l’expérience, mais qui pourrait déstabiliser les joueurs en quête d’un retour aux sources.
Points forts
- Une direction artistique forte et assumée
- Des véhicules originaux
- Un dynamisme constant et un fun immédiat
Points faibles
- Un contrôle des véhicules qui demande un temps d’adaptation
- Un niveau d’exigence assez élevé, peu permissif
- Une forme qui peut dérouter les nostalgiques malgré un ADN toujours présent
Un GRAND merci à Plaion pour leur soutien et confiance qui nous ont fourni une copie sur PS5 afin de réaliser ce test.
VOD de la première heure de jeu en live