Six ans après Rise of New Champions, Captain Tsubasa revient enfin avec Captain Tsubasa 2: World Fighters, et cette fois, j’ai choisi de découvrir l’aventure sur Nintendo Switch 2. Autant vous le dire tout de suite : j’étais assez curieux de voir ce que pouvait donner ce nouveau Captain Tsubasa sur la nouvelle console de Nintendo, notamment en mode portable.
Après une bonne dizaine d’heures passées sur le jeu, mon avis reste assez partagé. J’ai vraiment pris du plaisir grâce au fan-service, aux personnages et aux techniques complètement folles, mais j’ai aussi régulièrement eu l’impression que le jeu aurait pu être beaucoup plus ambitieux, surtout avec une machine comme la Switch 2.
Retrouver Captain Tsubasa sur Switch 2, ça fonctionne toujours
La première chose que j’ai ressentie en lançant World Fighters, c’est cette fameuse petite dose de nostalgie.
Captain Tsubasa possède une identité tellement forte que même après plusieurs années, il suffit de retrouver Tsubasa, Hyuga, Misaki ou les autres personnages emblématiques pour immédiatement replonger dans l’univers de l’anime.
Et sur Switch 2, je trouve que cette sensation fonctionne particulièrement bien.
Pourquoi ? Tout simplement parce que je peux lancer une partie rapidement, jouer quelques matchs en mode portable et reprendre ma progression plus tard. C’est exactement le genre de jeu qui se prête bien à ce format.
Le jeu reprend l’Arc Mondial Junior et s’inscrit dans la continuité de Rise of New Champions. Tsubasa est notamment au Brésil, où il poursuit sa progression, avant que l’histoire ne nous emmène progressivement vers la Coupe du monde Junior.
Et franchement, pour un fan, c’est difficile de ne pas sourire.
Mon propre personnage trouve vraiment sa place
L’une des bonnes surprises de World Fighters, c’est encore une fois la création de personnage.
Je ne pensais pas forcément passer autant de temps dans cet outil, mais j’ai finalement pris beaucoup de plaisir à créer mon propre joueur.
On peut personnaliser énormément de choses : son apparence, sa voix, ses célébrations et surtout son style de jeu.
J’aime particulièrement le fait que mon personnage ne soit pas simplement là pour faire joli. Il évolue réellement au fil de l’aventure.
Je peux choisir son poste, lui attribuer différentes compétences et surtout lui apprendre plusieurs techniques spéciales.
Cela apporte une petite dimension RPG que je trouve vraiment agréable.
Et sur Switch 2, le côté portable renforce même cette sensation. J’ai eu plusieurs fois envie de lancer le jeu juste pour faire progresser mon personnage ou débloquer une nouvelle capacité.
Le football selon Captain Tsubasa
Soyons très clairs : Captain Tsubasa 2 n’est absolument pas une simulation de football.
Si vous venez de EA Sports FC ou d’eFootball en espérant retrouver une expérience réaliste, vous risquez de tomber de haut.
Ici, le ballon peut traverser quasiment tout le terrain, les joueurs réalisent des actions totalement impossibles dans la réalité et l’arbitre semble avoir décidé de ne jamais intervenir.
Mais personnellement, je ne lui reproche pas vraiment cela.
Captain Tsubasa n’a jamais été pensé pour reproduire fidèlement le football.
Ce que je veux retrouver, ce sont les sensations de l’anime, et sur ce point, World Fighters fonctionne plutôt bien.
Un système de combat dans le football
Ce que j’ai surtout aimé, c’est la manière dont le jeu transforme progressivement les actions classiques en véritables affrontements.
Je peux récupérer le ballon, dribbler, faire une passe, effectuer un tacle ou enchaîner plusieurs actions afin de remplir ma jauge et déclencher une technique spéciale.
Et c’est là que le jeu devient vraiment intéressant.
Quand mon personnage passe en surbrillance et que je sais que je peux enfin déclencher sa technique, j’ai toujours ce petit sentiment de puissance que j’attends d’un Captain Tsubasa.
Les tirs ont également été retravaillés. Lorsqu’on frappe, on dispose de six directions différentes permettant de choisir l’angle de notre tir.
En face, le gardien doit anticiper la direction et plonger au bon moment.
Et là, j’ai vraiment commencé à apprécier les affrontements.
Les gardiens sont au cœur du spectacle
Le système de parade fonctionne avec une barre de vie pour le gardien.
Plus il réussit des arrêts difficiles, plus il préserve ses ressources.
À l’inverse, une parade mal exécutée peut lui faire perdre énormément de santé.
J’ai donc rapidement compris qu’il ne suffisait pas de chercher le but à chaque action. Il fallait aussi fatiguer progressivement le gardien adverse.
Et ça fonctionne plutôt bien.
Il m’est arrivé de bombarder un gardien pendant plusieurs minutes avant de finalement réussir à le faire craquer sur une frappe spéciale.
Encore une fois, ce n’est pas forcément réaliste, mais c’est exactement le genre de spectacle que j’attends d’un Captain Tsubasa.

Les techniques spéciales sont toujours aussi impressionnantes
C’est probablement là que World Fighters m’a procuré le plus de plaisir.
Les techniques spéciales sont extrêmement importantes et les développeurs ont clairement voulu faire plaisir aux fans.
Quand une séquence se déclenche, j’ai réellement l’impression de regarder un épisode de l’anime.
Les animations sont spectaculaires, les personnages prennent leurs poses, les attaques sont accompagnées d’effets impressionnants et certaines scènes font immédiatement remonter des souvenirs.
Et sur l’écran de la Switch 2, je trouve que le rendu fonctionne particulièrement bien.
Ce n’est évidemment pas la machine la plus puissante du marché, mais l’identité visuelle de Captain Tsubasa permet au jeu de conserver une certaine efficacité.
C’est du pur fan-service, mais du fan-service que j’assume complètement.
Quand je déclenche une attaque iconique avec un personnage que je connais depuis des années, je ne cherche pas forcément une mécanique ultra complexe : je veux simplement ressentir cette sensation de puissance.
Et World Fighters sait très bien le faire.

Mais les matchs deviennent rapidement brouillons
Malheureusement, cette débauche d’effets possède aussi un gros problème : le jeu peut devenir extrêmement difficile à lire.
Plus les matchs avancent, plus les actions spéciales s’enchaînent.
Il m’est arrivé de voir plusieurs tacles spectaculaires se succéder, puis une passe spéciale, puis une frappe, puis une parade, avec parfois tellement d’informations à l’écran que je ne savais plus vraiment ce qui était en train de se passer.
La deuxième mi-temps est particulièrement concernée.
Les retournements de situation sont nombreux, mais ils peuvent également donner une impression de chaos.
Et comme certaines actions demandent un timing assez précis, il m’est arrivé de subir une succession d’actions sans vraiment comprendre ce que j’aurais pu faire pour les éviter.
Sur Switch 2, le problème reste exactement le même : ce n’est pas une question de puissance de la console, mais bien de conception du jeu.


Une histoire généreuse, mais beaucoup trop bavarde
Sur le papier, le mode Histoire est plutôt séduisant.
On traverse le championnat brésilien, puis les qualifications pour la Coupe du monde et enfin la compétition mondiale.
Le jeu propose également des épisodes supplémentaires ainsi que des scénarios « Et si ? » qui permettent de prolonger l’aventure.
Donc clairement, je ne peux pas reprocher au jeu son manque de contenu narratif.
En revanche, j’ai beaucoup plus de mal avec son rythme.
Le jeu parle énormément.
Vraiment énormément.
Il y a des dialogues avant les matchs, après les matchs, entre les matchs et parfois j’avais simplement envie de reprendre le contrôle de mon personnage.
J’ai fini par passer certains dialogues parce que je trouvais que le jeu cassait constamment son propre rythme.
Et c’est dommage parce que certaines scènes sont intéressantes et permettent réellement de développer les personnages.
J’ai adoré retrouver les personnages
C’est justement grâce aux personnages que j’ai continué à m’investir dans l’histoire.
Tsubasa, évidemment, mais aussi tous les autres joueurs emblématiques donnent une véritable personnalité à l’aventure.
J’aime cette impression de retrouver une vieille équipe avec laquelle j’ai déjà une histoire.
Et le jeu comprend très bien que les fans viennent avant tout pour ça.
Même lorsque le scénario devient prévisible, même lorsque les dialogues s’éternisent, il suffit parfois de voir un personnage préparer sa technique spéciale pour que je retrouve immédiatement le sourire.
C’est clairement l’une des plus grandes forces du jeu.

Une aventure qui récompense la progression
J’ai également apprécié toute la partie progression.
Au fur et à mesure que j’avance, je débloque de nouvelles compétences, de nouvelles techniques, des joueurs et différents éléments permettant de renforcer mon équipe.
Cela donne envie de continuer.
Le jeu propose également plusieurs éléments à débloquer après avoir terminé l’histoire principale, notamment les fameux arcs « Et si ? ».
Pour moi, c’est important parce que cela donne une vraie raison de revenir après avoir vu le générique.
Et sur Switch 2, cette progression fonctionne particulièrement bien avec le côté nomade de la console.
Je peux très bien faire une grosse session sur ma télévision, puis continuer tranquillement dans mon canapé ou dans mon lit.
C’est un petit détail, mais pour ce type de jeu, je trouve ça vraiment agréable.
Le gros problème : les temps de chargement
Là, en revanche, je dois vraiment mettre un carton rouge.
Les temps de chargement sont beaucoup trop nombreux.
Je comprends qu’un jeu puisse avoir besoin de charger une scène ou un match, mais ici, j’ai régulièrement eu l’impression que le jeu me demandait de patienter pour absolument tout.
Une séquence de dialogue ?…
…Chargement.
Un match ?…
…Chargement.
Une scène spéciale ?…
ENCORE UN CHARGEMENT !!!
Et c’est précisément le genre de problème qui me dérange davantage sur une console comme la Switch 2.
La machine est censée nous offrir une expérience moderne et confortable, et ces coupures répétées donnent malheureusement une impression assez vieillotte.
À force, cela casse complètement mon immersion.
Techniquement, je m’attendais à mieux
C’est probablement ma plus grosse déception.
Je ne demande pas forcément à un jeu Captain Tsubasa d’être techniquement révolutionnaire, mais après six années, je m’attendais quand même à une véritable évolution.
Et honnêtement, je ne la vois pas vraiment.
La Switch 2 permet évidemment de profiter du jeu dans de bonnes conditions, mais elle ne transforme pas miraculeusement la réalisation.
Les cinématiques sont réussies et les attaques spéciales peuvent être magnifiques, mais dès que je reviens dans les menus ou certaines phases de gameplay, j’ai cette sensation d’être devant un jeu beaucoup plus ancien.
L’interface est notamment assez vieillotte et rappelle parfois davantage un jeu mobile qu’une grosse production pensée pour une console moderne.
Les animations manquent également de fluidité et certains éléments graphiques commencent sérieusement à dater.

Et en mode portable ?
C’est probablement là que je trouve le plus grand intérêt à cette version Switch 2.
Le jeu se prête extrêmement bien au format portable.
Les matchs sont relativement courts, la progression est découpée en différentes séquences et je peux facilement lancer une partie sans avoir besoin de m’installer pour plusieurs heures.
J’ai d’ailleurs davantage apprécié certaines sessions en portable que devant ma télévision.
Le côté anime du jeu passe plutôt bien sur l’écran de la console et les techniques spéciales restent suffisamment lisibles pour que je ne me sente pas vraiment privé du spectacle.
En revanche, lorsque beaucoup d’effets sont affichés simultanément, la lisibilité peut devenir compliquée.
Mais encore une fois, ce n’est pas véritablement un problème spécifique à la Switch 2.

Un excellent jeu Captain Tsubasa, mais un jeu de foot très moyen
C’est finalement la meilleure façon de résumer mon expérience.
Captain Tsubasa 2: World Fighters est un mauvais jeu de football, mais un plutôt bon jeu Captain Tsubasa.
Si je le compare aux références du football classique, il est complètement dépassé.
Mais si je le juge comme une adaptation de l’anime, je suis beaucoup plus indulgent.
Je retrouve les personnages que j’aime, les techniques complètement folles, les retournements de situation, les tirs impossibles et cette sensation permanente de regarder un épisode interactif de Captain Tsubasa.
Et sur Switch 2, le format portable apporte même un petit quelque chose en plus.
Alors, faut-il choisir la version Switch 2 ?
Si vous possédez déjà le jeu sur une autre plateforme, je ne vois pas forcément une raison suffisante pour racheter World Fighters uniquement pour cette version.
Le jeu n’exploite pas suffisamment la puissance de la Switch 2 pour donner l’impression d’un véritable bond générationnel.
En revanche, si vous êtes joueur Nintendo et que vous voulez découvrir le jeu sur Switch 2, je trouve que c’est une version tout à fait intéressante.
Le mode portable colle parfaitement au rythme de l’aventure et permet de profiter du jeu quasiment partout.
Et pour un jeu basé essentiellement sur le fan-service, pouvoir sortir la console, faire quelques matchs avec Tsubasa ou Hyuga et ranger la machine quelques minutes plus tard fonctionne étonnamment bien.
Mon verdict
Après une bonne dizaine d’heures, je ressors de Captain Tsubasa 2: World Fighters avec exactement le même sentiment que sur les autres versions : j’ai réellement pris du plaisir, mais je sais que le jeu aurait pu faire beaucoup mieux.
J’ai souri devant certaines techniques, j’ai apprécié créer mon personnage, j’ai aimé voir son évolution et j’ai surtout adoré retrouver l’univers de Captain Tsubasa.
Mais en même temps, je ne peux pas fermer les yeux sur les problèmes du jeu.
Les temps de chargement sont beaucoup trop nombreux, les dialogues cassent régulièrement le rythme, les matchs deviennent parfois brouillons et la réalisation technique semble avoir plusieurs années de retard.
Sur Switch 2, le principal avantage est finalement ailleurs je pense( puisque je n’ai testée que cette version ) : la possibilité de profiter de Captain Tsubasa partout et de reprendre facilement sa progression en mode portable.
Ce n’est pas le portage qui va révolutionner le jeu, mais c’est probablement la version que je choisirais si je voulais simplement avoir World Fighters toujours avec moi.
Les points forts
- Un véritable plaisir de retrouver l’univers de Captain Tsubasa
- Un casting généreux et de nombreux personnages emblématiques
- Une création de personnage très réussie
- Une progression avec une petite dimension RPG agréable
- Des techniques spéciales toujours aussi spectaculaires
- Un contenu conséquent avec les scénarios « Et si ? »
- Une bonne fidélité à l’esprit de l’anime
- Un système de tirs et de parades intéressant
- Un format portable parfaitement adapté au jeu
- Une expérience agréable sur l’écran de la Switch 2
Les points faibles
- Des temps de chargement beaucoup trop nombreux
- Une histoire beaucoup trop bavarde
- Un rythme régulièrement cassé
- Des matchs qui deviennent rapidement brouillons
- Une réalisation technique franchement datée
- Une interface vieillotte
- Une deuxième mi-temps parfois répétitive
- Un jeu qui reste très éloigné d’un véritable jeu de football
- Une Switch 2 qui n’est pas suffisamment exploitée techniquement
Ma note : 13/20 si on est objectif mais … 15/20 quand on a grandit avec !
Captain Tsubasa 2: World Fighters n’est clairement pas le jeu parfait que j’espérais, mais il reste une expérience que j’ai pris plaisir à parcourir. Sur Switch 2, je trouve même que son format fonctionne particulièrement bien : pouvoir retrouver Tsubasa, lancer quelques matchs, débloquer une nouvelle technique et continuer son aventure en mode portable est vraiment agréable. Malheureusement, le jeu traîne derrière lui trop de problèmes techniques et de rythme pour que je puisse réellement le considérer comme une grande réussite. Je le recommande donc surtout aux amoureux de Captain Tsubasa, car eux sauront probablement fermer les yeux sur ses défauts pour profiter pleinement de ce retour sur le terrain que l’on ne mets pas trois heures à parcourir comme dans l’animé et heureusement!