
Les papas de Pokémon ont décidé de sortir des sentiers battus et de nous proposer une version Playstation 4 du jeu Little Town Hero déja sorti sur switch. Un pari osé qui sur le papier qui s’avère pourtant alléchant quand on voit les envies d’imposer sur la scène vidéoludique une nouvelle licence . Le risque prit sera t il à la hauteur des attentes?
Le moins que l’on puisse dire en parlant de Little Town hero c’est que le jeu commence de façon très légère ; on incarne le jeune Axe en proie aux désirs d’aventure alors qu’il était depuis toujours reclus dans un village au charme et au calme marqué entouré de montagne et de cascade du plus bel effet. Les notes de piano omniprésentes et la stature du château présenté sauront d’ailleurs relever votre intéressement tant tout semble débuter sous les meilleurs auspices. Comme dans tout RPG traditionnel qui respecte cette forme de commencement, vous décidez de vous entrainer avec l’aide d’un maitre d’arme vous apprenant les basiques du système d’affrontement et ses variantes. Les choses se complexifient après cinquante minutes lorsqu’un monstre débarque ne vous laissant d’autre choix que de l’affronter. Si vous pensiez avoir à faire à un action RPG, il n’en est rien puisque débute alors une phase de combat au tour par tour faisant la part belle à la stratégie.
Plusieurs options s’offrent alors à vous sous forme de petites cartes colorées appelées idées ayant chacune leur intérêt et la mise en place d’un système izzit/dazzit c’est à dire transformer une carte izzit en arme dazzit:
- les rouges permettent d’attaquer
- les jaunes permettent de se défendre
- les bleues d’opter pour des capacités spéciales
Dans la pratique cela semble simple mais en y regardant de plus prêt chaque carte dispose de point d’attaque et de défense propre en plus d’un nombre de point nécessaire à son utilisation. L’ennemi vous faisant face disposera des mêmes possibilités afin de vous affronter, le but dans votre cas sera de provoquer un « Break » en réduisant à zéro ses points d’idées de défense sur une idée puis sur l’ensemble afin de provoquer un « All Break ».

Malheureusement pour vous, le système reste perfectible et vous mènera souvent, voir trop souvent dans un impasse faute de points alors que la logique aurait voulu que vous puissiez emmagasiner suffisamment de points pour attaquer afin de lui prendre un cœur ce qui constitue sa barre de santé mais tout semble avoir été pensé pour vous obliger à réitérer le processus de manière épuisante. Commence alors la phase 2 du combat précédée d’une loterie définissant le nombre de cases à parcourir avant de recommencer cette valse interminable. Cette phase verra la caméra changer d’angle et optera pour une vue de dessus traduisant chaque mouvements ainsi réalisés.

Si le concept s’avère intéressant dans la forme, il l’est tout de suite moins dans la pratique en s’avérant tellement aléatoire qu’à aucun moment vous n’aurez l’impression de maitriser votre sujet. La frustration sera votre ennemie principale si vous souhaitez vraiment vous investir dans cette quête qui s’annonce dès les premières minutes éreintante. Préparez vous à compter en nombre vos points et ceux de votre ennemi en veillant donc à ne pas faire d’erreurs car les combats pourront pour certains durer très très longtemps.
C’est d’ailleurs cette part inégale qui nous aura le plus surpris, en lançant le jeu celui ci reste très agréable tant dans sa direction artistique rappelant inéluctablement quelques pépites telles que Ni No Kuni mais le constat s’arrête là. En effet même si le traitement manga/cel shading fait ici merveille, nous n’arrivons pas à nous laisser happer par la magie d’un jeu qui aurait pu être bien plus accrocheur si son système de combat n’avait pas été aussi aléatoire. Le jeu ne brillera pas non plus par sa localisation puisqu’il est entièrement traduit en anglais réduisant de ce fait le nombre de joueurs pouvant s’intéresser au jeu. Les quêtes non plus ne brilleront pas par leur scénario et seront autant de quêtes inintéressantes ce qui est fort dommage si l’on essaye de redonner au jeu un second souffle ce qui parait incroyable quand on sait que pokémon a déjà fait ses preuves sur ce terrain là et que là non plus Litttle Town hero n’en bénéficie pas. Les quêtes fedex seront ici un point d’orgue et tous les effort mis en œuvre pour vous faire rencontrer les habitant du village ne resteront pas non plus dans vos mémoires. Il vous faudra au final compter a peine plus de 18 heures si vous tentez l’aventure dans son entiereté ce qui n’est pas non plus ici très long.
Les quelques points positifs resteront à mettre dans la sympathique bande son accompagnant le jeu qui sait être assez agréable sans pour autant rester inoubliable. Le chara design releve l’ensemble et les differents personnage servant l’action ou les discours sont souvent bien amenés.
Conclusion:
Little Town Hero aurait dû être ce jeu au système de combat novateur et entrainant mais il se perd malheureusement dans les méandre d’une complexité renforcée par un coefficient de chance trop aléatoire. Le chara design bénéficie pourtant d’un charme opérant dès les premières minutes de jeu. Le manque de localisation est aussi une erreur de casting de la part de game freak rodé sur le sujet avec la licence Pokémon et se prive ici d’un renfort de joueurs alors que le titre avait déjà été lancé sur switch peu de temps avant. Une direction artistique agréable et une bande son passable n’ont jamais fait de grands jeux et Little Town hero nous le démontre une fois de plus. Dommage.