
Le mal est il de retour dans cette troisième aventure de la licence Dungeon? Comme à son habitude la licence ne se pare que du chiffre III et s’apprête à frapper un grand coup dans l’univers des dungeon keeper. Cette aventure saura elle détrôner le jeu de Peter Moyneux si chère à la nostalgie des joueurs ? Forte de toutes ses mises à jours, et de ses extensions, le pari est il réussi ?
Comme tout dungeon keeper qui se respecte, vous incarnez le mal absolu. Bien installé au fond de votre doux foyer vous devrez donc gérer votre donjon mais aussi l’agrandir en vous aidant de plusieurs possibilités et en recrutant des monstres afin de vous protéger d’attaques d’humains mais aussi conquérir leurs territoires.
Bien entendu un dungeon keeper ne serait pas un dungeon keeper sans son personnage atypique à contrôler et c’est bien évidemment une main, la votre, qui vous servira à progresser tout au longs de la campagne. La ressource primaire étant l’or il vous faudra donc creuser afin d’amasser la précieuse ressource vous permettant d’avancer mais surtout elle vous permettra de mettre en œuvre suffisamment de défenses pour protéger le cristal de votre donjon jouant ici le rôle d’objectif à détruire en priorité par l’adversaire. Plus vous aurez d’or, de mana et de points de malfaisance obtenue tout au long de vos croisades et plus les recherches pourront vous ouvrir de nouveaux horizons vous guidant toujours un peut plus vers la puissance. Outre les ressources certains prérequis vous demanderont d’avoir un type de bâtiment bien précis pour pouvoir progresser. Inutile donc de penser à éviter certaines étapes afin d’économiser, le jeu se voudra très exigent en ressources et tant mieux puisque plus il vous faudra de ressources et plus il vous faudra remplir d’objectifs.

L’installation de bâtiments vous demandera au préalable de creuser les emplacements prévus, gardez donc bien à l’esprit qu’une bonne disposition réfléchie aura aussi son impact en avançant dans le jeu. L’autre composante et non des moindres résidera dans la gestions des différentes unités qui auront leurs propres besoins ; nourriture, boisons, cycle de sommeil induisant également une gestion de place et cela se fera ressentir en gagnant en expérience. Là où le jeu prends toute sa superbe, c’est dans le coté humoristique décalé très présent ; j’en veut pour preuve la fabrication de la ferme, représentée par une icône de dinde, vous permettant d’élever les précieux volatils afin de les servir en mets délicats a la horde ou aux démons par exemple.

Graphiquement le jeu se veut très coloré et très bien réalisé. L’interface est très agréable puisque toutes les informations importantes sont visible au premier regard et se situe sur la partie haute de l’écran ; vous retrouver votre limite d’unité ( évolutive bien évidemment ): le nombre d’ouvriers et de soldats ainsi que les différents type de faction au nombre de quatre ; horde, démons, mort vivants et héros. Chaque faction dispose de ses propres éléments ainsi la faction de la horde se par exemple composée d’orcs et de nagas par exemple et nous vous laisseront le soin de découvrir les autres. Les ressources arrivent ensuite or, mana et point de malfaisance vous permettant chacune d’interagir directement avec les différentes possibilités offertes.
Les unités seront reconnaissables au premier coup d’œil et chaque héro a vraiment fait l’objet d’un soin tout particulier. L’immersion est également au rendez vous puisqu’il vous est également possible de renommer chaque guerrier et ainsi de créer une empathie des plus réelle. Si vous voulez profiter du spectacle offert, car c’est bien de cela dont il s’agit je vous laisse le soin d’apprécier chaque animation dont la qualité est juste bluffante ; le mouvement des rouages métalliques, les ouvriers s’affairant à leur tache, leurs habitudes dans les déplacements qui ne s’arrêteront pas à la commande » construis ceci » ou bien les batailles remplies d’unités, chaque élément prends vie avec une agréable précision d’orfèvrerie mais cela ne serait rien sans les sons utilisés qui en fermant les yeux finissent de parfaire un univers des plus cohérent. Que dire des jeux de lumière et de l’atmosphère se dégageant de chaque tableaux si ce n’est que l’on souhaite avancer toujours un peu plus dans ces vingt longues missions complètement hilarante pour peu que l’on soit fan de Warcraft 3 puisque le jeu est à lui seul une parodie complète de l’univers si cher aux petits gars de chez Blizzard.
La seule ombre au tableau sera comme toujours due à la limitation d’unité rendant le système de jeu répétitif mais cela n’est heureusement pas une nouveauté dans le genre et saura malgré cela rester agréable ce qui n’entachera en rien l’expérience joueur. Le schéma de jeu sera très vite acquis puisque son axe principal ne tourne qu’autour de trois axes principaux ce qui permettra une réaction rapide dans la mise en situation. L’autre bonne nouvelle du soft est la possibilité de jouer à deux en coop et rien que pour ça le jeu vaut le détour. Mais la générosité ne s’arrête pas là puisque vous disposer donc de toutes les extensions et l’entièreté du jeu à été entièrement traduit dans la langue de Molière ; là encore nous ne pouvons qu’apprécier cette démarche puisqu’elle permet à elle seule de vraiment s’immerger dans la folie de ce très sympathique dungeons III complète collection! Que dire de plus quand on sait que le jeu dispose d’une multitude de modes de jeux :
- Escarmouche: Prenez le contrôle de la carte entière et repoussez des vagues de héros dans votre donjon et gagnez le boss.
- Sans fin: La carte ne finit pas, les ennemis rentrent dans votre donjon même après avoir dominé la carte. C’est la campagne, mais qui ne s’arrête pas.
- Survie: Survivez à 20 vagues de héros, dont la puissance augmente au fur et à mesure.
- Bac à Sable: Avancez votre donjon à l’allure où vous le souhaitez et activez manuellement les attaques ennemies quand vous être prêts. Un mode utile pour tester les possibilités et configurations du donjon.
Conclusion :
Dungeons III complète collection est ce qu’il est ; un dungeon keeper traduit intégralement, bourré d’humour et de références très agréable à jouer où l’on ne pourra s’empêcher de se demander quelle sera la prochaine pique dégainée. L’atout du jeu réside dans sa facilité à maitriser son interface ce qui permettra aux novices du genre de découvrir un univers décalé et pourquoi pas, suscitera les envies de découvrir une licence trop méconnue. Loin d’être LE jeu à posséder absolument il reste pour autant l’un des jeux à essayer ne serait ce que pour ses ajouts, correctifs, extensions mais surtout son histoire, ses lieux ou ses protagonistes presque connu de tous puisque très fortement inspirés de la licence Warcraft, le tout à un prix des plus souples. Foncez!
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