Après des années à vouloir tout automatiser, EA Sports FC 27 semble enfin comprendre une chose essentielle : le football est un sport d’instinct, de lecture du jeu, de patience et de talent. Entre un gameplay qui réclame davantage de maîtrise, un mode Carrière qui flirte avec Football Manager, un FUT repensé et l’arrivée de The Grounds, EA tente de redonner du souffle à sa simulation. Et en tant qu’amoureux du ballon rond, je dois reconnaître que certaines de ces nouveautés me font franchement plaisir. Mais entre les belles promesses et la réalité du terrain, il reste quelques tacles à distribuer.
Un gameplay qui me rappelle pourquoi j’aime tant le football
Je vais être honnête : s’il y a bien une chose qui peut me faire décrocher d’un jeu de football, c’est cette sensation de ne plus vraiment contrôler ce qui se passe sur la pelouse. J’aime construire une action, patienter, attirer un adversaire, trouver la passe qui casse une ligne et savourer un but qui récompense enfin plusieurs secondes de réflexion. Je n’ai jamais eu besoin que le jeu fasse tout à ma place.
Et c’est précisément pour cette raison que les changements apportés au gameplay d’EA Sports FC 27 m’intéressent autant.
Après des années à laisser une place considérable aux automatismes et aux aides de l’intelligence artificielle, EA semble vouloir redonner les clés aux joueurs. La défense est au cœur de cette révolution, et je trouve cette orientation particulièrement intéressante.
Les tacles automatiques des coéquipiers contrôlés par l’IA ont disparu. Désormais, un défenseur que je ne contrôle pas directement se contente de protéger sa zone et de contenir l’adversaire à distance. Si je veux récupérer le ballon, je dois prendre mes responsabilités, sélectionner le bon joueur et intervenir au moment opportun.
Sur le papier, cela peut sembler être un changement mineur. Sur le terrain, c’est une autre histoire.
Pour moi, défendre a toujours été un art à part entière. J’aime voir un défenseur anticiper une passe, fermer un angle, accompagner un attaquant vers une zone moins dangereuse ou sortir au bon moment pour couper une trajectoire. Le football ne se résume pas à marquer des buts : il y a aussi une vraie satisfaction à faire échouer une attaque grâce à une lecture parfaite du jeu.
EA Sports FC 27 semble enfin vouloir récompenser cette intelligence défensive.
Le système de pressing à deux a lui aussi été revu. Le second défenseur maintient désormais une distance de sécurité au lieu de venir récupérer miraculeusement le ballon. À moi de choisir le bon joueur, de fermer l’espace et de comprendre ce que mon adversaire cherche à faire.
Évidemment, cette approche réclame davantage de concentration. Les mauvaises anticipations peuvent coûter cher et les changements de sélection deviennent essentiels. Mais c’est aussi ce qui rend le football passionnant : chaque décision a des conséquences.
Pour accompagner ces changements, les développeurs ont accéléré les déplacements dans les duels et élargi le rayon d’action des interceptions. Les charges à l’épaule ont également été rééquilibrées. En les répétant abusivement, je risque désormais de voir mon défenseur tendre le bras dans le vide et perdre un temps précieux.
Et franchement, je ne vais pas m’en plaindre. J’ai toujours préféré une récupération propre, réalisée au bon moment, à une succession de gestes automatisés qui finissent par transformer la défense en loterie.
Attention toutefois : cette nouvelle exigence risque de déstabiliser les joueurs habitués à une assistance généreuse. La courbe d’apprentissage s’annonce raide, et je comprends parfaitement que certains puissent regretter davantage de tolérance.
Mais si le football virtuel veut retrouver une vraie profondeur, je pense qu’il doit accepter de nous mettre en difficulté. Un bon jeu ne devrait pas seulement nous donner l’impression d’être forts : il devrait nous permettre de le devenir.

Les coups de pied arrêtés : quand le détail fait toute la différence
S’il existe un domaine où la précision et le timing peuvent faire basculer un match, ce sont bien les phases arrêtées. Un corner à la 89e minute, un coup franc aux abords de la surface, une tête rageuse dans les derniers instants : ce sont des moments qui font partie de la magie du football.
Et EA Sports FC 27 semble enfin vouloir leur rendre une place plus intéressante.
Sur corner, la caméra se rapproche désormais de la surface. Je prends directement le contrôle du receveur, je dois effectuer mon appel au bon moment et utiliser une nouvelle mécanique d’évitement pour me faufiler entre les défenseurs.
Ce changement me plaît parce qu’il donne davantage de sens à ce qui se passe dans la surface. Un attaquant ne se contente pas d’attendre que le ballon arrive sur sa tête. Il doit se démarquer, sentir le déplacement du défenseur et choisir le bon moment pour attaquer le ballon.
Mais le plus intéressant reste le dosage des centres. Le jeu ne verrouille plus automatiquement la trajectoire vers la tête de l’attaquant idéal. Il faut viser avec le stick, ajuster la puissance et trouver le bon timing.
Autrement dit, il faut travailler son geste.
Je sais que cela pourra en frustrer certains. Rater une tête alors que l’on pensait avoir tout bien fait peut être rageant. Mais lorsque je parviens à trouver le bon dosage, à envoyer un centre parfait et à propulser le ballon au fond des filets, la satisfaction est autrement plus grande.
C’est exactement ce que j’attends d’une simulation de football : que les gestes difficiles deviennent gratifiants parce qu’ils demandent de la maîtrise.
Les passes lobées sont elles aussi entièrement manuelles. Là encore, EA semble vouloir récompenser les joueurs capables de lever la tête, d’identifier un appel et d’envoyer le ballon dans l’espace avec précision.
J’adore cette idée. Une passe millimétrée qui élimine deux lignes défensives peut être aussi belle qu’un but spectaculaire. Le football est un sport collectif, et je trouve essentiel que le jeu valorise autant la qualité de la construction que la finition.
Une animation offensive qui respire davantage le football
La défense change beaucoup, mais les attaquants ne sont pas oubliés.
EA Sports FC 27 introduit des courses incurvées permettant aux joueurs offensifs de mieux éviter le piège du hors-jeu. Il est également possible de déclencher ces appels manuellement avec L1 + R1 ou LB + RB, selon la plateforme.
En tant qu’amoureux du jeu tactique, je trouve cette évolution particulièrement bienvenue. Les appels de balle sont une composante essentielle du football moderne. Un attaquant intelligent ne court pas simplement vers le but : il observe la ligne défensive, modifie sa trajectoire et cherche à exploiter le moindre espace.
Cette nouveauté pourrait notamment faire la différence face aux blocs bas, ces défenses compactes qui donnent parfois l’impression qu’il est impossible de trouver la moindre ouverture.
J’aime l’idée de pouvoir provoquer un déplacement défensif, d’attirer un joueur hors de sa zone puis de libérer un partenaire grâce à un appel bien senti. C’est le genre de détail qui peut transformer une attaque banale en véritable action collective.
Les dribbles en déséquilibre apportent également davantage de naturel aux contacts. Les joueurs dotés de bonnes caractéristiques en équilibre et en agilité peuvent absorber certains chocs sans s’arrêter net.
Je trouve cette évolution importante pour les joueurs techniques. Dans le football, un dribbleur ne se distingue pas uniquement par sa capacité à éliminer un adversaire sur un geste spectaculaire. Il doit aussi savoir protéger son ballon, résister à un contact et conserver son avantage malgré la pression.
Si ces nouvelles animations sont bien équilibrées, elles pourraient rendre les duels offensifs plus crédibles et valoriser les profils de joueurs les plus créatifs.
Au fond, c’est cette cohérence que je recherche : un jeu où la vitesse, la technique, l’intelligence et le timing ont chacun leur importance, sans qu’une seule mécanique ne prenne systématiquement le dessus.

The Grounds : une nouvelle façon de vivre sa passion du football
Je dois l’admettre : quand j’ai découvert le concept de The Grounds, j’étais partagé entre la curiosité et la méfiance.
D’un côté, l’idée d’un monde ouvert consacré au football a quelque chose de séduisant. De l’autre, je me demande toujours si ces espaces communautaires apportent réellement quelque chose à l’expérience ou s’ils deviennent simplement un détour obligatoire avant de pouvoir jouer.
Après la création de mon avatar, le choix de son apparence, de son archétype et la répartition de ses attributs, l’aventure commence avec Alex Hunter. Une première partie de 2 contre 2 aux côtés de Kylian Mbappé permet de se familiariser avec l’univers avant de découvrir The Grounds.
Le hub se divise en trois quartiers inspirés de la France, de l’Argentine et du Royaume-Uni. La navigation dans les rues se révèle fluide et l’environnement paraît vivant, avec des groupes de personnages non joueurs et de nombreux joueurs connectés.
Ce que j’apprécie, c’est cette volonté de donner au football une dimension qui dépasse les 90 minutes d’un match. Pour beaucoup d’entre nous, la passion du ballon rond ne se limite pas à regarder une rencontre ou à jouer en ligne. Elle se traduit aussi par les maillots que l’on collectionne, les clubs que l’on soutient, les joueurs que l’on admire et les discussions interminables autour d’une composition d’équipe.
The Grounds essaie de rassembler tout cela dans un même espace.
Les boutiques permettent de personnaliser son avatar avec des maillots officiels, des survêtements Nike ou des vêtements inspirés de la haute couture. On peut aussi croiser des figures du football comme Paulo Dybala et Chloe Kelly, qui proposent des défis et des missions permettant de récupérer des récompenses ou des crédits Grounds.
Je comprends l’attrait de cette formule. Pouvoir façonner un avatar à son image, retrouver des amis dans un espace partagé et découvrir des activités en dehors des matchs traditionnels peut réellement renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté.
Les références culturelles disséminées dans la ville participent également à son charme : un hommage aux Three Lions, un graffiti consacré à Zlatan Ibrahimović ou encore un clin d’œil à Juan Román Riquelme.
Ce sont de petits détails, mais ils parlent aux passionnés. Et j’aime quand un jeu de football prend le temps de célébrer la culture qui l’entoure.



Des activités à la pelle, mais une liberté parfois trompeuse
The Grounds intègre également le mode Clubs des précédents épisodes. Je peux donc créer une équipe, retrouver mes amis et disputer des matchs en 11 contre 11, tout en profitant d’activités plus courtes comme Rush, les duels en 1 contre 1, 2 contre 2 ou 3 contre 3, le monopole du ballon, le tir au panier, le contrôle des buts ou le ballon de baudruche.
Cette variété me paraît intéressante. Après plusieurs rencontres intenses, pouvoir passer à un format plus léger permet de changer de rythme sans quitter l’univers du jeu.
Les Tournois Live apportent une autre dimension avec leurs règles changeantes : Ballon mystère, Défends ton terrain, Sans règles, Têtes et volées, Survie ou Distance. Le principe est simple, mais il peut renouveler les habitudes et créer des situations amusantes entre amis.
La progression de l’avatar bénéficie elle aussi d’un système d’Amplificateurs organisé en quatre paliers. Les deux premiers améliorent directement les statistiques, tandis que les suivants débloquent des bonus plus importants, des Styles de jeu et des compétences passives. Les consommables d’expérience d’archétype restent encadrés par des plafonds afin de limiter les abus en matchmaking.
Sur ce point, je trouve l’intention louable : donner de la profondeur à la progression sans laisser les joueurs les plus avancés écraser systématiquement les autres.
Mais voilà, tout n’est pas parfait.
Quand j’ai envie de jouer un match, je veux pouvoir le lancer rapidement. Je ne veux pas nécessairement traverser une ville virtuelle, passer devant des boutiques ou effectuer des déplacements inutiles avant de retrouver le terrain.
C’est là que The Grounds risque de perdre une partie de son public. Ce qui constitue une expérience sympathique pour les uns peut devenir une perte de temps pour les autres.
J’ajoute à cela quelques baisses de fluidité et des animations de figurants parfois rigides. Ces défauts ne détruisent pas l’expérience, mais ils rappellent que l’ambition d’un monde ouvert en ligne permanent s’accompagne de contraintes techniques.
Mon sentiment est donc partagé : j’aime l’idée, j’apprécie la convivialité et je reconnais le potentiel du concept. Mais je veux que cette dimension communautaire reste un plaisir, pas une obligation.
Le mode Carrière : le bonheur des amoureux de tactique
S’il y a un mode qui pourrait me retenir pendant des dizaines d’heures, c’est bien la Carrière.
J’ai toujours aimé cette idée de partir d’un projet, de construire une équipe, de dénicher un joueur méconnu et de le voir devenir indispensable. Le football ne se résume pas aux stars déjà établies : il y a aussi le recrutement, la formation, la gestion des egos et les choix difficiles qui façonnent une saison.
Avec EA Sports FC 27, le mode Carrière semble justement vouloir donner davantage de poids à ces décisions.
La grande nouveauté s’appelle xVT, pour « Coût de transfert attendu », un système conçu avec TransferRoom. La valeur marchande des joueurs évolue selon leurs performances, leur forme et la réputation de leur championnat.
Je trouve cette approche particulièrement intéressante, car le marché des transferts n’est jamais une simple question de note générale. Un joueur peut être excellent, mais difficile à recruter. Un jeune talent peut voir sa cote grimper après une saison remarquable. Un autre peut perdre de la valeur en raison de performances décevantes ou d’une situation contractuelle compliquée.
L’intégration de ces paramètres pourrait donner davantage de crédibilité au mercato.
Un mercato qui demande enfin de réfléchir
Le recrutement se déroule en plusieurs étapes. Il faut d’abord étudier les indices xVT, vérifier les capacités financières de son club et examiner l’état de santé du joueur ciblé. Vient ensuite le sondage d’intérêt auprès du joueur et de son agent, avec le risque de voir un club concurrent prendre l’avantage.
Les négociations se déroulent ensuite dans une interface en 2D, avec un compteur de tension, plutôt qu’à travers les cinématiques 3D répétitives des précédents opus.
Personnellement, je préfère largement une négociation qui me demande de réfléchir à une proposition plutôt qu’une scène qui finit par se répéter sans apporter grand-chose.
Les possibilités financières sont également plus nombreuses : paiements échelonnés, bonus liés aux performances, échanges de joueurs ou prêts avec option d’achat immédiat.
Je peux gérer les dossiers moi-même ou confier certaines tâches à mon directeur sportif. Et l’officialisation du transfert s’adapte à l’importance de la recrue, depuis le simple communiqué jusqu’à la présentation dans un stade comble pour une star internationale.
C’est précisément ce genre de détail qui peut rendre une carrière mémorable. Faire venir un joueur que l’on convoite depuis plusieurs mois, négocier intelligemment et l’imaginer devenir la pièce manquante de son équipe : voilà le type de satisfaction que j’attends d’un bon mode Carrière.
Attention néanmoins à ne pas confondre complexité et profondeur. Les systèmes de négociation devront rester lisibles et intéressants sur la durée. Si chaque transfert finit par ressembler à une succession de menus, la nouveauté risque de perdre son charme.
Gérer un groupe, pas seulement aligner onze joueurs
La gestion de l’effectif évolue aussi avec le Dynamic OVR, une note générale opérationnelle qui tient compte de la forme du moment, du moral, de la condition physique et du passé médical.
Je trouve cette idée cohérente avec la réalité du football. Un joueur ne se résume pas à son potentiel ou à sa note affichée. Il y a des périodes de confiance, des baisses de régime, des blessures et des moments où un remplaçant mérite simplement sa chance.
Les six profils de croissance des jeunes constituent une autre nouveauté intéressante. Certains talents peuvent atteindre leur meilleur niveau très tôt, tandis que d’autres continuent à progresser jusqu’à 30 ans.
Pour un amoureux du football, la formation représente une part essentielle de l’identité d’un club. J’aime l’idée de pouvoir accompagner des profils différents, de prendre le temps de développer un jeune et de construire un effectif qui ne dépend pas uniquement de gros transferts.
Le staff technique est désormais limité à douze préparateurs. Cette contrainte impose de faire des choix et renforce l’aspect gestion.
À mes yeux, ces changements pourraient faire du mode Carrière l’un des grands points forts de cet épisode. Il faudra cependant juger leur efficacité sur plusieurs saisons, lorsque les effets de la progression, du recrutement et de la gestion du groupe se feront réellement sentir.
FUT : collectionner, construire et enfin jouer à son rythme
Ultimate Team reste un mode incontournable pour de nombreux joueurs, mais je pense que sa réussite dépend aussi de sa capacité à ne pas transformer chaque session en une course permanente à la meilleure carte.
EA Sports FC 27 introduit plusieurs changements qui vont dans une direction intéressante.
Le premier, c’est l’Album FUT. Chaque élément passé par le club conserve désormais une empreinte numérique, y compris les cartes utilisées dans les Défis de Création d’Équipe ou vendues aux enchères.
Je trouve cette idée excellente. Il y a quelque chose de frustrant à sacrifier une carte pour améliorer son équipe et à perdre ensuite toute trace de cet élément. Avec cet album, la collection garde une valeur au-delà de l’utilisation immédiate des joueurs.
En complétant des séries thématiques, je peux augmenter mon rang global et obtenir des jetons à dépenser dans une boutique dédiée. L’album prend également la forme d’un vestiaire virtuel en 3D, ce qui lui donne une identité visuelle particulière.
Ce n’est peut-être pas la révolution du siècle, mais c’est le genre de fonctionnalité qui peut donner davantage de sens à la collection.
Des cartes plus lisibles et des équipes plus libres
EA revoit aussi la classification des cartes de base. Les catégories Commun et Rare disparaissent au profit des cartes Bronze, Argent et Or. Les probabilités d’obtention des cartes notées 82 ou moins restent identiques à celles de FC 26, tandis que les packs ne sont plus soumis au même quota artificiel de cartes rares.
Les cartes Holographiques deviennent le principal signe distinctif visuel de rareté, avec deux variantes : Réguliers et Immaculés.
L’autre changement notable concerne les cartes spéciales issues des campagnes saisonnières. Elles obtiennent automatiquement le statut Rôle++ sur leurs postes principaux et secondaires, ce qui permet de déplacer plus librement ses joueurs sans compromettre la cohérence de l’équipe.
Et je trouve cette évolution bienvenue.
J’aime construire une équipe qui me ressemble, essayer des associations inattendues et adapter mon système à mes joueurs préférés. Si une carte peut évoluer dans plusieurs rôles sans rendre toute la chimie de l’équipe incohérente, cela ouvre des possibilités tactiques intéressantes.
Le football ne se joue pas avec onze joueurs enfermés dans des cases immuables. Les systèmes évoluent, les profils se complètent et certains joueurs peuvent occuper plusieurs fonctions selon le plan de jeu.
Cette flexibilité mérite donc d’être saluée.

FUT Champions enfin plus accessible ?
La modification la plus importante concerne probablement les qualifications pour FUT Champions.
Désormais, les points nécessaires peuvent être accumulés à son rythme, en affrontant d’autres joueurs ou en jouant contre l’intelligence artificielle.
Je trouve cette décision particulièrement pertinente. Tout le monde n’a pas envie de vivre chaque session comme une compétition sous pression. Certains joueurs veulent progresser tranquillement, tester des équipes et apprendre les mécaniques avant de se confronter aux adversaires les plus expérimentés.
En permettant de se qualifier sans devoir systématiquement passer par les matchs en ligne, EA ouvre davantage la porte à ceux qui souhaitent découvrir le tournoi dominical.
Cela ne signifie pas que la compétition devient facile. Il faudra toujours savoir jouer pour obtenir de bons résultats. Mais rendre l’accès plus souple me semble être une bonne manière de laisser davantage de joueurs tenter leur chance.
Au final, FUT gagne en flexibilité et en intérêt grâce à son système de collection, ses possibilités tactiques et des qualifications moins contraignantes. Je resterai toutefois attentif à l’équilibre économique du mode et à la manière dont ces changements influenceront la progression sur toute une saison.
Technique et immersion : encore quelques coups de polish nécessaires
Je ne vais pas prétendre qu’un jeu est réussi uniquement parce que ses idées sont séduisantes. Ce qui compte, c’est aussi la manière dont elles sont mises en œuvre.
Sur ce point, The Grounds apporte une vraie fraîcheur. Le monde ouvert, les avatars personnalisables et les activités communautaires permettent de vivre le football autrement que par une succession de menus et de matchs.
Mais les quelques baisses de fluidité et les animations parfois rigides empêchent l’ensemble d’atteindre pleinement son objectif d’immersion.
Je trouve dommage qu’un espace conçu pour paraître vivant puisse parfois donner une impression artificielle. Dans le football, les détails comptent énormément : les déplacements, les réactions, les mouvements sans ballon. Même lorsque je me trouve en dehors du terrain, j’ai envie de sentir que l’univers qui m’entoure possède une certaine cohérence.
Sur la pelouse, les améliorations du gameplay paraissent plus directement liées au plaisir de jeu. Les courses incurvées, les dribbles en déséquilibre, les passes lobées manuelles et les corners plus techniques contribuent à renouveler les situations.
Il reste cependant des éléments qu’il serait impossible de juger sérieusement sans davantage de recul : la qualité des commentaires, le rendu sonore, les performances sur chaque plateforme, la stabilité des serveurs ou encore la présence de bugs.
Je préfère donc rester prudent plutôt que de distribuer des bons points sans disposer de tous les éléments nécessaires. Un amoureux du football doit pouvoir s’enthousiasmer pour son jeu préféré tout en gardant un regard critique.
Verdict : un jeu qui semble enfin comprendre ce qui rend le football si beau
Ce qui me plaît le plus dans EA Sports FC 27, c’est sa volonté apparente de remettre le joueur au centre de l’expérience.
Je veux devoir réfléchir avant de tacler. Je veux apprendre à défendre, comprendre les appels de mes attaquants et trouver la passe qui fait basculer une rencontre. Je veux pouvoir rater une action parce que j’ai mal exécuté mon geste, puis ressentir une véritable satisfaction lorsque je réussis la même action quelques matchs plus tard.
C’est pour cela que la refonte du gameplay me paraît aussi importante. Elle ne promet pas simplement de nouvelles animations ou quelques gestes supplémentaires : elle cherche à modifier notre manière d’aborder le terrain.
Le mode Carrière constitue un autre motif d’enthousiasme. Le système xVT, les négociations plus complexes, le Dynamic OVR et les profils de croissance des jeunes donnent l’impression qu’EA veut faire de la gestion une composante plus crédible de l’expérience.
FUT progresse également dans la bonne direction avec son Album, une meilleure liberté de composition et des qualifications à FUT Champions plus accessibles.
Reste The Grounds. J’aime cette idée de réunir une communauté autour du football, de pouvoir retrouver des amis et de varier les activités. Mais je ne veux pas que le plaisir de jouer soit ralenti par des déplacements obligatoires ou des problèmes de fluidité. Le monde ouvert doit enrichir l’expérience, pas devenir un obstacle entre le joueur et le terrain.
Alors, est-ce le grand retour du jeu de football que j’attendais ?
Je dirais qu’EA Sports FC 27 possède plusieurs ingrédients pour y parvenir. Son ambition est séduisante, ses changements de gameplay semblent pertinents et ses modes annexes gagnent en profondeur. Mais les promesses doivent encore être confirmées par l’équilibrage, la stabilité technique et le plaisir ressenti sur la durée.

En tant qu’amoureux du football, je préfère mille fois un jeu qui me demande de progresser plutôt qu’un jeu qui fait tout à ma place. Je veux des matchs où la tactique compte, où un bon défenseur peut faire la différence, où une passe parfaite mérite d’être célébrée et où une victoire a le goût du travail bien fait.
Si EA parvient à maintenir cet équilibre, FC 27 pourrait bien être l’un des épisodes les plus intéressants de ces dernières années.
Les points forts
- Un gameplay plus exigeant qui récompense la maîtrise manuelle.
- Une défense qui valorise le placement et l’anticipation.
- Des coups de pied arrêtés plus techniques et gratifiants.
- Des appels offensifs plus intelligents et des dribbles plus naturels.
- Un mode Carrière enrichi par des négociations et une gestion plus poussées.
- The Grounds, qui apporte une nouvelle dimension communautaire.
- Un FUT plus flexible, avec un Album de collection et des qualifications plus accessibles.
Les points faibles
- Une courbe d’apprentissage susceptible de frustrer les nouveaux joueurs.
- Un monde ouvert qui peut ralentir l’accès aux matchs.
- Quelques baisses de fluidité dans The Grounds.
- Des animations de figurants parfois rigides.
- Des interrogations qui subsistent sur l’équilibrage et les performances à long terme.
Note provisoire : 7/10
Je lui attribue cette note à titre éditorial, sur la base des nouveautés décrites. Elle devra être confirmée par une évaluation complète de l’expérience réelle, de ses performances et de son équilibrage.
Ma conclusion personnelle
Le football est un sport qui me passionne parce qu’il mélange l’émotion, l’intelligence, le collectif et ces petits instants de génie qui peuvent faire basculer un match. Je veux retrouver tout cela dans une simulation : la tension d’un duel, la beauté d’une passe, le plaisir d’une récupération propre et l’explosion de joie après un but construit avec patience.
EA Sports FC 27 semble vouloir revenir à cette philosophie. Tout n’est pas parfait, et certaines nouveautés devront encore faire leurs preuves, mais je préfère voir la série tenter de retrouver l’essence du jeu plutôt que de se contenter de reproduire éternellement la même formule.
Parce qu’au fond, ce que je demande à un jeu de football est simple : me donner envie de reprendre la manette, de relancer un match et de me dire, au coup de sifflet final, que j’ai vraiment joué au football.
Merci à l’éditeur de m’avoir permis d’accomplir ce test en me fournissant une clé du jeu sur PS5