
Le deuxième épisode des aventures de Yooka-Laylee débarque sur notre Playstation 4 avec le défi de redorer le blason d’un jeu qui même s’il était bien pensé souffrait de quelques défauts ayant pu lui causer quelques tords. C’est donc tout naturellement que plutôt que de se reposer sur leurs acquis, la direction artistique de cet opus sobrement appelé Yooka-Laylee and the Impossible Lair décide de faire table rase de son passé pour vous proposer une nouvelle vision du jeu. Ce changement saura t il être convaincant ?
Petit rappel des faits vous incarnez Yooka, un petit caméléon vert et Laylee, une petite chauve souris dans un jeu de plateforme en 2.5D qui, cette fois-ci, rends hommage aux standards du genre. Le jeu est en soi le descendant spirituel de Banjo et Kazooie, voir même de Donkey Kong mais pas que ; en effet, dès les premières minutes nous comprenons de suite que l’aventure sera une très bonne expérience de jeu. La fluidité dans les mouvements rapides de votre avatar fait des merveilles et vous rappellera aux bonnes heures passées sur Mario Bros ou même sur Sonic. Coté histoire vous devez aider Queen Phobee, la reine des abeilles, qui lutte contre Capital B, le grand méchant de l’histoire, bien décidé à conquérir les mondes grâce au Dompteur d’essaims, appareil créé pour l’occasion afin de contrôler l’esprits des butineuses.
Premier constat, le moteur graphique fait des merveilles, chaque tableau est agréable et les couleurs resplendissantes. Notre première vision du jeu tient en un dirigeable sur fond de soleil couchant où les principaux protagonistes cités plus haut vous mettent en situation et le moins que l’on puisse dire c’est que la simplicité rime avec efficacité. Sans chercher vous commencez alors à arpenter le chemin qui s’ouvre à vous, vous sautez ainsi de plateformes en plateformes, roulez sous les caisses tel Sonic le hérisson et il faut bien reconnaître que manette en mains l’ensemble est accrocheur! Queen Phobee vous offrira par la suite son efficace bouclier de soldabeilles. Celui-ci vous rend alors invincible et vous ne pouvez que constater sa puissance. Malheureusement, et comme dans toute histoire, votre ennemi juré, Capital B, tout comme le Docteur Robotnik, vous le volera puis emprisonnera les abeilles qu’ils vous faudra ensuite libérer du joug de son dictat. Vous l’aurez comprit l’histoire prends ce qui s’est fait de meilleur afin de vous proposer une narration, certe convenue, mais ouverte à tout type d’âge ; les plus jeunes n’ayant jamais joué aux titres d’antan peuvent alors découvrir avec enchantement des mécaniques ayant fait leur preuves.
Il est d’ailleurs à souligner que l’histoire se suit grâce à de petites bulles, identiques à celles utilisées en bande dessinée, et les différentes tailles de polices ou de couleurs permettent de mettre en avant un nom de protagoniste comme Boris qui sera honteusement sacrifié sur l’autel de l’humour mignon proposé par le soft. Il faut également préciser que même si l’ensemble possède son charme, les fautes de grammaire sont légions et finissent par titiller notre fibre mais cela reste du domaine du détail. Le jeu est décomposé en chapitres, repartis sur un plateau où vous pouvez vous déplacer assez librement puisque vous vous trouverez en monde semi ouvert. Il vous faudra dans chaque chapitre récupérer un soldabeille vous permettant à terme d’affronter la difficulté du repaire impossible pourtant disponible dès le départ. Ce niveau représente le réel challenge du jeu, ainsi plus vous aurez accumulé de soldabeilles et plus la difficulté diminuera.
L’autre composante du titre est la récolte d’objets collectionnables et de tonifiants facilitant la progression en jeu. Si l’exploration de niveau est une passion alors ce jeu est clairement fait pour vous. On se retrouve donc a revisiter les différents chapitres en quête du fameux 100%. L’ambiance sonore est quand à elle minimaliste, à chaque saut ou roulade de votre personnage vous poussez de petits cris et chaque objet rencontré dispose de son petit tintement. La musique est quand a elle en retrait mais ne restera pas forcement une composante essentielle du titre.
Conclusion:
Yooka-Laylee and the Impossible Lair est une agréable surprise, le jeu est une merveille graphique disposant de certains passages tout de même assez frustrant, et ceux dès le départ, mais comme toujours l’acharnement sera récompensé et vous serez alors happé par la magie de ses niveaux. La fluidité de l’ensemble et la bonne durée de vie du jeu sont un plus non négligeable. Quel que soit votre âge, Yooka et Laylee sauront vous enchanter et nous ne pouvons que féliciter le travail accompli sur cet opus. Si vous cherchiez un jeu de plateforme à prix intéressant, efficace, aux mécaniques rodées, ne cherchez plus Yooka-Laylee and the Impossible Lair est le jeu qu’il vous faut essayer.
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