
Il n’est plus nécessaire de vous présenter la licence Yakuza qui au fil de ses nombreux épisodes à su conquérir le cœur de ses fans toujours plus grandissant. C’est dans cet optique de confort que le génialissime le Ryu Ga Gotoku Studio a pris la décision de révolutionner et de transformer sa recette magique en cassant complètement les codes d’un genre qui lui était cher en proposant un jeu complément aux antipodes de ce qu’il avait l’habitude de livrer. Bonne ou mauvaise nouvelle ? La réponse se trouve juste ici !

Nous vous le disions plus haut, la révolution est en marche afin de conquérir un nouveau publique. Faites place cette fois à un genre complétement différent puisqu’on nous propose ni plus ni moins de changer de personnage ; exit Kazuma et bonjour à notre nouveau meilleur ami Itchiban. Le moins que l’on puisse dire c’est que malgré ce changement d’habitude les fondements même du titre sont toujours là ; on se retrouve à errer dans un Yokohama des plus magique où chaque rue bien plus ouverte nous sidère une fois encore de sa beauté. Les bars, les salles de jeux, l’animation, tout est vraiment fait pour nous émerveiller une fois de plus par cette maitrise dont seul le studio fait état avec comme toujours autant de quêtes secondaires à gérer. Comme toujours le scénario est une merveille de mécanique et saura vous tenir en haleine des heures durant avec un personnage au charisme indéniable tant il est a la fois touchant et épris de justice. L’autre nouveauté tient également dans la situation de votre nouvel ami qui devra monter les échelons de la société puisqu’il démarre de zéro contrairement à son ainé dont le status n’était plus à prouver.


La refonte du soft aurait pu s’arrêter là mais c’était sans compter sur les idées folle du studio qui a troqué sa veste de beat them all contre un RPG tactique ( au tour par tour ) mais où le mouvement est une des clés de voute pour le moins réussie. Graphiquement le dragon engine fait des merveilles et on sent immédiatement l’impact et l’amour du cinéma tant la narration et les cinématiques transpirent le septième art. Toute l’interface est une merveille de technicité et dispose de tous les codes présent dans chaque RPG au tour par tour digne de ce nom. Les combats même s’ils vous demanderont un certain sens de la coordination sauront vous gratifier de scènettes où vos héros seront mis en valeur dans chacune de leur action et c’est en cela une vraie nouveauté à ne pas négliger qui aura pourtant un petit gout de déjà-vu puisque l’excellent Persona 5 proposait plus ou moins cette dynamique.
Le rythme imposé par les affrontements au tour par tour est également à saluer puisque vos personnages seront en mouvement perpétuel. Le seul mot d’ordre sera donc de bien se préparer en farmant plus que de nécessaire afin d’optimiser au mieux vos acolytes, le jeu se voudra tantôt simpliste tantôt frustrant de difficulté. La mort a elle aussi un impact qui saura vous faire comprendre bien assez tôt qu’il vaut mieux bien être préparé sous peine de sanction à la hauteur d’un soft exigeant. Les métiers ou job sont également de la partie et ajoute une composante très intéressante puisque vous pourrez grâce à cela préparer au mieux chaque combat. Comme toujours chaque victoire vous débloquera des point expérience plus qu’utiles à l’avancée de votre personnage ; plus vous maitriserez de job et plus vous en débloquerez. Le ratio de combat est donc pensé de telle sorte que vous puissiez évoluer dans la branche souhaitée.


Manette en main le jeu vous demandera une quarantaine d’heures minimum pour finir l’histoire principale et bien plus si vous vous attelez aux quêtes secondaires qui ne sont en rien un frein à l’histoire principale tant elles se complètes sans pour autant casser le rythme. La bande son est comme toujours agréable et saura vous surprendre par sa qualité. Mention spéciale aux différentes tenues aussi variées qu’hilarantes mais également aux bornes d’arcade ou au jeu de karting sur lesquels nous avons passé plus de temps que nous n’aurions pu le croire. Du coté des voix en jeu nous ne pouvons que féliciter la maitrise du doublage japonnais qui fait ici encore des merveilles et où le sous titrage français est également à souligner par sa qualité.

Conclusion
Yakuza like a dragon est bien LE JRPG de cette fin d’année. Complet, technique, attachant mais surtout entièrement traduit en français, le jeu est pour nous un indispensable si vous aimez le travail du Ryu Ga Gotoku Studio. Nous ne pouvons donc que trop vous conseiller de vous y essayer si toutefois vous aviez encore des doutes quand a la qualité du jeu. Rares sont les histoires sur le japon moderne où ce degrés de qualité scénaristique est mis en avant. La prise de risque quand au changement de héro et de genre nous montre également le talent et l’amour mis dans ce Yakuza like a dragon. Si la perfection avait un nom ce Yakuza Like a Dragon en toutes les formes!