Bienvenue sur Arrakis
Dune: Awakening a beaucoup évolué depuis ses débuts en accès anticipé sur PC. Après plus d’un an de développement et d’ajustements, cette version 1.0 arrive enfin sur consoles avec une vision qui semble beaucoup plus claire : faire de l’aventure sur Arrakis une expérience que je peux pleinement vivre en solo, tout en conservant une véritable composante multijoueur. Avant même de poser les pieds dans le désert, le jeu me demande une première chose importante : qui vais-je être sur Arrakis, et qu’attend-il réellement de moi ? Je vais devoir apprendre à survivre dans un environnement hostile, comprendre les règles de ce monde, fabriquer mon équipement, construire un abri et progresser suffisamment pour m’aventurer toujours plus loin. Mais sur cette planète, chaque découverte peut aussi devenir une menace.
Créer son personnage avant de survivre
La première étape de mon aventure passe évidemment par la création de mon personnage. Dune: Awakening me permet de façonner mon survivant avant de l’envoyer affronter l’environnement particulièrement hostile d’Arrakis. La création constitue mon premier contact avec cet univers : je peux travailler différents éléments de mon apparence afin de créer un personnage qui me ressemble ou, au contraire, imaginer complètement l’identité que je veux lui donner. Les différentes options de personnalisation permettent de modifier ses caractéristiques physiques et de construire progressivement son apparence. Ce n’est pas simplement une étape cosmétique : dans un jeu où je vais passer énormément de temps à explorer, fabriquer, construire et survivre, j’apprécie de pouvoir incarner un personnage qui correspond à ma façon de jouer et à l’image que je me fais de mon aventure. Cette personnalisation renforce surtout l’impression que c’est mon histoire sur Arrakis. Je ne prends pas simplement le contrôle d’un héros imposé : je crée mon propre survivant, puis je décide de la manière dont il évoluera. Une fois mon personnage créé, il ne me reste plus qu’à comprendre ce que le jeu attend réellement de moi et à accepter que, sur Arrakis, je ne serai jamais totalement maître de la situation.


L’histoire : une autre vision de l’univers de Dune
Dune: Awakening ne reprend pas exactement l’histoire que l’on connaît des romans ou des films. Le jeu nous emmène dans une réalité alternative où Paul Atréides n’existe pas, un changement qui bouleverse le contexte dans lequel mon aventure commence. Je ne suis donc pas là pour revivre l’histoire de Paul ou reproduire les événements que les fans de Dune connaissent déjà. Le jeu utilise plutôt l’univers imaginé par Frank Herbert comme point de départ pour raconter sa propre histoire. Je découvre Arrakis avec mon propre personnage, dans un monde où les événements familiers n’ont pas forcément eu lieu de la même manière. Je commence sans être un héros surpuissant : je dois comprendre ce qui m’entoure, apprendre à survivre et découvrir progressivement ce que le jeu attend de moi. L’histoire accompagne cette progression sans prendre complètement le dessus sur l’aspect survie. Les quêtes servent aussi de grands guides qui me permettent de comprendre les mécaniques du jeu, d’obtenir de nouveaux équipements et de débloquer progressivement de nouvelles possibilités. Au fil de mon aventure, je découvre davantage les enjeux de ce monde, les différentes factions et les dangers qui m’entourent.
La campagne est organisée en cinq actes, ce qui donne une véritable structure à mon parcours. Chaque nouvelle étape me pousse à améliorer mon équipement, à débloquer de nouveaux moyens de déplacement et à accéder à des zones toujours plus dangereuses. Le récit et les mécaniques de survie sont étroitement liés : je ne joue pas uniquement pour voir la suite du scénario, je veux aussi devenir suffisamment puissant et bien équipé pour continuer à avancer. Une nouvelle quête peut me pousser à explorer une région inconnue, tandis qu’un véhicule peut me permettre d’atteindre plus facilement une zone difficile d’accès. Une amélioration de mon équipement peut également m’ouvrir les portes d’environnements dans lesquels je n’aurais auparavant pas pu survivre. Je découvre ainsi l’histoire en vivant réellement mon aventure, plutôt qu’en enchaînant simplement les cinématiques. Au début, je cherche surtout à rester en vie ; plus tard, je comprends mieux le monde qui m’entoure, je développe mes compétences, j’améliore ma base et je dispose de moyens plus efficaces pour parcourir le désert. L’histoire accompagne cette montée en puissance et donne une raison supplémentaire de poursuivre l’aventure.
Un survival qui me fait réellement me sentir vulnérable
Arrakis ne me laisse pas beaucoup de temps pour admirer le paysage. Dès mes premiers pas, je comprends que la survie est la priorité. Dune: Awakening reste difficile à enfermer dans une seule catégorie : survival, RPG, jeu en ligne et aventure narrative se mélangent, mais cette version 1.0 semble avoir trouvé un équilibre plus cohérent entre ces différentes composantes. Je dois gérer mon hydratation, tenir compte des températures, récupérer des ressources et fabriquer mes premiers outils. Il faut rapidement apprendre à se déplacer dans ces paysages immenses et dangereux, tout en comprenant que chaque sortie peut devenir problématique. C’est cette vulnérabilité qui fonctionne particulièrement bien. Je ne me sens jamais totalement installé, même lorsque je commence à disposer d’un meilleur équipement et d’une base plus solide. Arrakis reste capable de me rappeler que je suis loin d’être au sommet de la chaîne alimentaire. Le danger n’est pas seulement lié aux ennemis que je peux voir ou aux ressources qui me manquent : il est inscrit dans l’environnement lui-même, et c’est ce qui donne autant de poids à mes décisions.

Les vers des sables : une menace qui change ma manière de jouer
Sur Arrakis, impossible d’ignorer les vers des sables. Ces créatures gigantesques ne sont pas simplement là pour impressionner ou rappeler les éléments les plus emblématiques de l’univers de Dune : elles incarnent l’une des menaces les plus marquantes de mon aventure. Leur présence transforme le désert en un espace où je dois constamment rester sur mes gardes. Lorsque je quitte ma base pour récolter des matériaux, rejoindre une destination ou explorer une nouvelle région, je ne peux pas uniquement penser à l’endroit où je veux aller. Je dois aussi réfléchir au trajet, au temps que je vais passer dehors et aux risques que je prends en traversant certaines étendues de sable. Le désert peut sembler calme et presque immobile, mais cette tranquillité est trompeuse. Je peux être concentré sur mon objectif et oublier momentanément le danger, jusqu’à ce que la présence d’un ver me rappelle brutalement que je ne suis qu’un visiteur dans cet environnement.

C’est surtout cette pression permanente qui rend les déplacements aussi immersifs. Les vers des sables imposent une forme de prudence que je ne retrouve pas forcément dans les jeux en monde ouvert où je peux courir librement d’un point à un autre. Ici, traverser une zone désertique ne consiste pas simplement à maintenir une direction jusqu’à la prochaine destination. Je dois rester attentif, accepter de modifier mon itinéraire et parfois renoncer à une exploration si le risque me paraît trop important. Cette menace donne une autre dimension à la préparation : disposer d’un équipement performant ne signifie pas que je suis à l’abri, et avoir une base bien construite ne me protège pas lorsque je m’aventure loin de ses murs. Les vers rappellent que la puissance de mon personnage a ses limites et que la connaissance du terrain compte autant que mon équipement.
Leur présence contribue également à l’identité sonore et visuelle du jeu. Le désert peut sembler immense, silencieux et presque vide, mais je ne le considère jamais comme un espace entièrement sûr. Je dois apprendre à respecter cet environnement au lieu de le traiter comme un simple décor. Et c’est là que Dune: Awakening réussit quelque chose d’important : les vers des sables ne sont pas seulement un spectacle, ils donnent du sens à la vulnérabilité du joueur. Même après plusieurs heures, je ne peux pas me permettre de considérer Arrakis comme un territoire conquis. Je peux améliorer mon armure, fabriquer de meilleures armes et développer une base confortable, mais le désert reste capable de me remettre à ma place. Sur Arrakis, je ne suis jamais complètement en sécurité, et c’est précisément ce qui rend chaque expédition aussi tendue.
Le craft : construire pour survivre, pas simplement pour décorer
Le crafting est l’un des gros points forts de Dune: Awakening. Je récupère constamment des matériaux et des composants afin de fabriquer de nouveaux objets et d’améliorer mon équipement. Plus j’avance, plus les possibilités deviennent importantes. Le système fonctionne particulièrement bien parce que la fabrication est directement liée à ma progression : je ne construis pas uniquement pour accumuler des objets, je fabrique pour pouvoir aller plus loin, survivre plus longtemps et affronter des menaces toujours plus importantes. Les plans se débloquent notamment grâce aux points gagnés avec les niveaux, ce qui me permet progressivement d’accéder à des équipements plus puissants. Chaque amélioration peut avoir des conséquences concrètes sur mon aventure, puisqu’elle m’aide à mieux me préparer aux dangers qui m’attendent. Le craft ne se limite donc pas à une activité secondaire : il fait partie intégrante de ma manière de progresser sur Arrakis.


Les arbres de compétences : construire mon propre survivant
La progression passe également par les arbres de compétences. Je peux orienter progressivement mon personnage selon ma manière de jouer, grâce aux différentes écoles et spécialisations disponibles. Cette liberté me permet de construire un personnage qui ne sera pas nécessairement identique à celui d’un autre joueur. Je ne fais pas simplement monter un personnage de niveau : je choisis progressivement les capacités qui vont accompagner mon aventure et influencer ma façon d’aborder les dangers. Entre l’équipement, les compétences et les possibilités de personnalisation du personnage, Dune: Awakening me laisse suffisamment de liberté pour façonner une expérience qui m’est propre. Cette progression prend tout son sens lorsque je retourne dans une région qui me semblait auparavant trop dangereuse et que je constate que mes nouvelles capacités ou mon équipement amélioré me permettent désormais d’y avancer plus sereinement. Cela ne signifie pas pour autant que le désert devient inoffensif : même un survivant mieux préparé doit continuer à respecter Arrakis.

Construire mon chez-moi au milieu de nulle part
La construction constitue une autre grande force du jeu. Les possibilités sont nombreuses et le placement des éléments est suffisamment précis pour me permettre de créer bien plus qu’un simple abri de fortune. Je peux progressivement construire une véritable base et l’organiser selon mes besoins. Au départ, elle représente surtout un endroit où me protéger et stocker mes ressources, mais elle devient rapidement un véritable point de repère dans mon aventure. Après avoir passé du temps à explorer des étendues hostiles, retrouver mon camp me donne un sentiment de sécurité particulièrement appréciable. Les conditions extrêmes d’Arrakis m’obligent également à réfléchir à mes installations, notamment à leur alimentation en énergie. La version 1.0 apporte des outils permettant de déplacer une base ou de récupérer certains éléments abandonnés, ce qui répond à une frustration qui pouvait exister lorsque je jouais davantage avec une logique nomade. La construction n’est donc pas seulement une question d’esthétique : elle participe directement à ma progression, à mon organisation et à ma capacité à repartir explorer le monde.




Explorer Arrakis, c’est accepter de se perdre
Le monde ouvert est évidemment l’un des éléments qui donnent le plus de cachet au jeu. Arrakis est immense, mais pas vide. En avançant, j’ai constamment envie d’aller voir ce qui se trouve derrière cette roche, au sommet de cette zone ou à proximité de cette installation ennemie. Je peux découvrir des ressources rares, des camps adverses, des trésors ou simplement de nouveaux endroits à explorer. Les tempêtes, les vers des sables et les différentes possibilités de déplacement donnent beaucoup de vie à cet environnement. Le danger vient autant des menaces visibles que de l’incertitude qui accompagne mes déplacements : je ne sais pas toujours ce que je vais découvrir ni si je pourrai rejoindre ma destination sans difficulté. Cette envie d’explorer se mêle donc à une prudence constante. Depuis le lancement, de nouvelles régions et activités sont venues enrichir cette expérience, ce qui renforce encore l’intérêt de parcourir le désert et de chercher ce qu’il peut dissimuler.


Seul, mais pas vraiment isolé
C’est probablement l’un des changements les plus importants de cette version 1.0. Dune: Awakening peut désormais être abordé avec une véritable approche solo. Je peux choisir de vivre mon aventure à mon rythme, sans avoir constamment l’impression de devoir composer avec d’autres joueurs. Mais le multijoueur n’a absolument pas disparu. Je peux toujours jouer en ligne avec d’autres personnes, coopérer, partager certaines activités et évoluer dans un monde où d’autres joueurs construisent eux aussi leurs bases et poursuivent leurs propres objectifs. Cette différence change énormément la manière dont je perçois Arrakis : en solo, je me bats essentiellement contre l’environnement, les créatures, les factions et les dangers du désert ; en multijoueur, je dois également composer avec les autres survivants. Le choix du mode de jeu influe donc sur la manière dont je vis mon aventure, sans faire disparaître les grands principes de survie qui définissent l’expérience.

Le multijoueur : Arrakis change complètement de visage
Le jeu permet de choisir entre une expérience totalement solo et une aventure en ligne. Le PvP reste présent, mais il n’est plus aussi central qu’il pouvait l’être auparavant. La version 1.0 a réorganisé certaines zones et activités afin de renforcer davantage l’expérience PvE. Cela permet à un joueur comme moi de profiter du contenu sans forcément devoir affronter d’autres joueurs à chaque déplacement ou craindre constamment un groupe venant interrompre ma progression. Je peux rencontrer des avatars contrôlés par l’intelligence artificielle dans mon expérience solo, ce qui permet de conserver une certaine sensation de monde vivant. Mais si je souhaite retrouver la dimension communautaire du jeu, je peux également rejoindre d’autres joueurs. Le même Arrakis peut ainsi être vécu de deux manières très différentes : en solo, je peux prendre mon temps, explorer et construire mon aventure sans pression extérieure ; en multijoueur, je dois apprendre à coopérer, à partager l’espace et à composer avec les ambitions des autres joueurs. La présence des autres survivants ajoute une autre dimension à la conquête du désert, sans que le jeu abandonne pour autant ses fondamentaux.
Le danger permanent donne du poids à chaque sortie
C’est probablement ce que j’aime le plus dans cette expérience. Quand je quitte ma base, je sais que je ne pars pas simplement faire une promenade. Je pars chercher des ressources, découvrir une nouvelle zone ou accomplir une mission, mais je sais aussi que quelque chose peut mal tourner. Une tempête peut arriver, un ennemi peut me surprendre, je peux manquer de ressources et les vers des sables restent toujours quelque part dans mon esprit. Cette accumulation de risques m’oblige à réfléchir avant de m’éloigner de mon camp. Plus je m’aventure loin, plus je dois prendre en compte ce que je transporte, les ressources que je peux récupérer et les dangers susceptibles de compliquer mon retour. Je ne peux pas considérer chaque sortie comme une simple formalité, car perdre du temps ou me retrouver en difficulté peut compromettre une partie de ma progression. Cette tension donne une vraie valeur aux moments où je rentre enfin à ma base : je peux souffler, ranger mes ressources, préparer mon prochain équipement et planifier une nouvelle expédition. Le jeu réussit ainsi à rendre les actions les plus ordinaires — récolter, se déplacer ou rentrer chez soi — plus engageantes qu’elles ne le seraient dans un monde ouvert classique.
Des combats efficaces, mais encore trop rigides
Le système de combat reste toutefois l’un des aspects qui me convainc le moins. Je dispose d’armes de mêlée et d’armes à distance, mais les affrontements manquent parfois d’impact. Les animations peuvent paraître rigides et l’intelligence artificielle n’est pas toujours convaincante. Le gameplay reste parfaitement acceptable, mais j’aurais aimé davantage de précision et de finition dans les affrontements. C’est dommage, car avec un univers aussi fort, des combats plus nerveux auraient vraiment pu renforcer l’expérience. Ces limites se ressentent d’autant plus que le jeu parvient à créer une véritable tension dans ses phases d’exploration : j’aurais aimé retrouver cette même sensation de maîtrise et d’intensité une fois le combat engagé.
La PS5 : une manette qui répond présente
Le passage à la manette est globalement convaincant. Dune: Awakening possède énormément de systèmes, de menus et d’actions, mais l’ensemble reste plutôt naturel une fois les commandes assimilées. Sur PS5, L1 permet notamment d’ouvrir la roue des outils, ce qui facilite l’accès aux différents équipements et actions sans devoir constamment passer par les menus. Certaines manipulations restent néanmoins un peu moins intuitives et l’ergonomie n’est pas parfaite, mais le travail effectué pour adapter le jeu aux consoles est convaincant. Sur PS5 Pro, le mode Qualité vise les 30 images par seconde tandis que le mode Performance monte à 60 FPS, avec une légère réduction de résolution et de certains détails. Personnellement, je privilégie le mode Performance. Sur un jeu où je passe autant de temps à explorer et à me déplacer, la fluidité apporte un vrai confort. Elle rend aussi les longues phases d’exploration plus agréables, même si quelques aspects de l’interface et des commandes demandent encore un temps d’adaptation.
Une ambiance sonore qui fait beaucoup
L’ambiance sonore joue un rôle important dans mon immersion. Le désert paraît immense, parfois presque silencieux, avant qu’un événement ou une menace vienne briser ce calme. La musique accompagne très bien cette sensation d’immensité et contribue à donner une véritable identité à Arrakis. Le son participe également à cette impression que l’environnement ne doit jamais être considéré comme totalement sûr : même lorsque je prends le temps d’observer le paysage, je reste conscient que quelque chose peut venir interrompre ma tranquillité. C’est l’un des éléments qui me fait oublier que je suis simplement devant un jeu vidéo. L’ambiance ne se contente pas d’accompagner l’action ; elle renforce le sentiment d’isolement, la majesté du désert et la tension qui accompagne chaque déplacement.
Une campagne qui donne envie d’aller jusqu’au bout
La narration n’est pas construite comme celle d’un RPG traditionnel. Les quêtes servent souvent de grands tutoriels qui accompagnent ma progression. Débloquer un véhicule, par exemple, permet d’ouvrir une nouvelle étape de mon aventure et surtout de voyager plus facilement dans les zones dangereuses. L’amélioration de mon équipement me permet ensuite d’affronter de nouvelles menaces. La campagne est organisée en cinq actes et propose une histoire dans un univers alternatif où Paul Atréides n’existe pas. Même si la narration n’est pas toujours au premier plan, elle réussit à maintenir mon intérêt et à donner une raison supplémentaire d’aller au-delà de la simple survie. Le scénario me pousse à continuer, tandis que les systèmes de craft, de construction et de progression donnent un intérêt concret à chaque étape. L’ensemble n’est pas toujours raconté avec la force d’un RPG narratif classique, mais l’histoire apporte une structure bienvenue à une expérience qui aurait pu se limiter à récolter des ressources et à construire une base.

Le problème de l’endgame
La question de la durée de vie reste néanmoins présente. La version 1.0 apporte davantage de contenu et de raisons de continuer à jouer une fois la campagne terminée, mais une partie de l’expérience de haut niveau repose encore sur des événements impliquant les joueurs, les factions et les activités communautaires. C’est donc surtout sur le long terme que Funcom devra continuer à faire vivre Arrakis. La présence du multijoueur donne évidemment davantage de possibilités, mais la véritable question sera de savoir si le contenu proposé permettra de maintenir l’intérêt après plusieurs dizaines d’heures, notamment pour ceux qui préfèrent jouer seuls. Une fois la campagne terminée et les principaux systèmes maîtrisés, il faudra que les activités de haut niveau et les mises à jour donnent suffisamment de raisons de revenir. L’univers possède un potentiel évident, mais c’est la capacité du jeu à renouveler durablement ses défis qui déterminera sa longévité.
Note : 8/10
Les points forts
- Une véritable expérience solo désormais très agréable
- Une histoire originale dans une réalité alternative de Dune
- Une campagne en cinq actes
- Création et personnalisation du personnage
- Des arbres de compétences permettant de construire son propre style
- Une composante multijoueur toujours présente
- Un système de craft riche
- De nombreuses possibilités de construction
- Un Arrakis immense et vivant
- Une excellente ambiance sonore
- Une adaptation PS5 convaincante
- Une vraie sensation de vulnérabilité et de survie, renforcée par les vers des sables
Les points faibles
- Des combats encore trop rigides
- Une IA parfois peu convaincante
- Certaines manipulations à la manette pourraient être plus intuitives
- Un endgame qui doit encore prouver sa longévité
- Certaines limites techniques et des animations manquant d’impact
Verdict — Une expérience de survie qui a trouvé son identité
Après plus d’un an d’évolution, Dune: Awakening semble enfin avoir trouvé une direction plus claire. Le choix de proposer une véritable expérience solo ne pénalise pas l’ensemble et permet même de profiter beaucoup plus facilement de son univers. La création de personnage, la personnalisation, les arbres de compétences, le craft, la construction et la progression donnent suffisamment de liberté pour construire mon propre survivant. L’histoire apporte également une véritable raison de continuer à avancer : en plaçant mon personnage dans une réalité alternative où Paul Atréides n’existe pas, le jeu peut raconter sa propre aventure tout en conservant les éléments qui font l’identité de Dune. Et surtout, le multijoueur reste présent. Je peux choisir de vivre Arrakis seul, à mon rythme, ou de partager cette aventure avec d’autres joueurs, avec les possibilités de coopération et de confrontation que cela implique.
Le résultat reste imparfait. Les combats manquent encore d’impact, certaines animations sont rigides et l’endgame devra démontrer sa capacité à maintenir l’intérêt sur la durée. Mais lorsque je suis seul au milieu du désert, avec ma base derrière moi, mes ressources limitées et cette immense étendue d’Arrakis devant moi, Dune: Awakening réussit quelque chose d’important : me faire sentir petit dans un monde gigantesque. Les vers des sables incarnent parfaitement cette sensation, car ils me rappellent que je peux progresser, me renforcer et apprendre à survivre sans jamais pouvoir considérer le désert comme un territoire entièrement maîtrisé. Et c’est probablement là que le jeu est le plus convaincant.
Dernière précision et non des moindres ; les images présentes dans ce test ne sont que des images issues du début du jeu afin de ne pas révéler trop de de lore, de possibilités ou de « spoiler » ce qui à mon sens est un vrai plus dans cette atmosphère si particulière. Croyez moi, vous n’en sortirez pas indemne !