
Déjà sorti sur Nintendo 3DS, the alliance alive arrive sur notre Playstation 4 pour étoffer un peu plus un catalogue des JRPG déjà bien fourni. La mode des remaster explosant actuellement c’est donc tout naturellement que ce dernier s’essaye à la plateforme de Sony. Le pari est il gagnant ? Nous vous donnons notre ressenti.
L’aventure commence alors que le monde est dominé par les daemons. De leurs présence tout le monde tel que vous le connaissiez s’est mis à changer au fil des mille ans que comptent leur invasion. Vous incarnez Galil, membre de la résistance en place et êtes bien décidé à libérer les peuples en détruisant la grande barrière qui a depuis remplacer le bleu du ciel par la pénombre la plus totale suite à la découverte d’un tableau vous montrant toute la beauté du ciel d’antan. Vous incarnerez tour à tour différents personnages, qui même si tout les séparent, finiront par s’unirent dans un but commun.

La trame se veut au départ assez simple et très classique mais s’ouvre complètement par la suite. On remarque alors le génie de ses créateurs puisque l’aventure est le fruit de personnalités très connues dans le milieu du RPG avec Yoshitaka Murayama dont la renommée sur la saga Suikoden n’est plus a démontrer ou encore le talentueux compositeur de Saga Frontier 2 Masashi Hamauzu. Le jeu se déroule sous forme de combats au tour par tour mais vos personnages ne gagneront pas d’expérience comme habituellement. A la place de ce gain d’XP viens se greffer un système de spécialisation d’arme ; en effet, plus vous utiliserez une arme ( épée, lance, arc ) et plus vous débloquerez de manière très aléatoire de nouveaux Arts qui sont les coups spéciaux du soft. Deux types de magies principales se démarquent également, la magie blanche pour les humains ou Signimancy permettant de soigner ou la magie de sorcellerie utilisée par les Daemons et les Beastfolks étant plus axée sur l’attaque à distance. Les points de talent que vous gagnerez seront ensuite à distribuer dans des améliorations d’armes ou dans des traits passifs bien utiles. Une attaque ultime appelée « Final Strike »est également disponible une fois l’état d’Ignition atteint ; cette attaque cassera votre arme une fois lancée, attention donc à son utilisation. Heureusement il vous est possible de la reforger à l’aide des guilde présente en jeu.

Concernant l’attaque, un système de damier apparaît vous permettant de positionner votre équipe. A l’instar de tout bon RPG qui se respecte vous placerez donc en première ligne les attaquants à courte portée, et choisirez si les soigneurs et les magies longue portée se placent en deuxième ou troisième ligne ; la deuxième ligne étant la plus neutre des trois. Trois états seront alors disponible : attaque, soutient et garde. La posture est donc très impactante pour la suite de votre aventure puisqu’elle favorisera l’équilibre souhaité. Là où la liberté d’action prends tout son sens réside dans le fait de pouvoir switcher de formation à volonté afin de vous adapter au mieux à l’opposition du moment et il va de soit qu’une équipe de cinq personnage ne sera pas de trop afin de défaire vos adversaire du moment.
L’exploration prends également tout son sens dans le développement des guildes et le monde est bien plus grand que nous aurions pu le croire. On se retrouve ainsi à créer des nouvelles tours de garde nous permettant de recruter de nouveau PNJ. Fort heureusement et à la suite de nombreux allers-retours sur cette map gigantesque formée par quatre continents, vous pourrez vous déplacer de différentes manières sur cette dernière et le plaisir de retrouver un système de monde ouvert que l’on sillonne à bord de différents vaisseaux ne pourra nous rappeler que la magie de l’ère Playstation 1.
L’ensemble ne plaira pourtant pas à tous et malgré des personnages au style chibi, les décors souffrent d’un effet terne ne le mettant pas suffisamment en valeur alors que l’on sens les efforts voulus sur ces derniers. Le lissage de l’ensemble et le mode seven présent sur la map ajoutent un peu de cachet à l’ensemble mais n’enlèveront pas le ressenti d’un portage plutôt que d’un véritable remaster.
Conclusion :
The alliance alive reste un modèle du genre. Sans révolutionner le genre des JRPG celui ci s’inscrit pourtant dans la liste des jeu sympathique à faire. La difficulté n’est pas le point fort du jeu mais il saura vous en donner au travers de son mode New Game+ et New game EX. Nous réservons tout de même ce titre aux anglophones puisque le jeu n’a malheureusement pas été localisé. Son petit prix nous conforte également dans l’achat de ce titre tant l’univers et la jouabilité de plusieurs personnages sont un vrai plus vis à vis de la concurrence.
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