Grand habitué dans l’exercice des RPG, le studio Gust nous livre ici un nouveau jeu en tandem avec l’un des studio les plus doué de son époque en terme de Muso Koei Tecmo. De cette alliance étonnante nait ainsi Blue Reflexion Second life. Lorsque que l’on s’intéresse à l’univers des RPG ces deux noms raisonnent ainsi grâce à leur sorties précédentes et nous serions en droit de nous demander si une telle alliance pourrait apporter à notre soif de RPG un nouveau genre dynamique à l’histoire bien ficelé. C’est en faisant connaissance le jeu avec cette pensée que notre rencontre avec Blue Reflexion commença. Réussite ou premier essai un peu frileux ? Verdict !
De quoi ça parle ?
Comme tout bon animé qui se respecte, puisque c’est bien de cela dont s’inspire le jeu, Blue Reflexion second Life vous met dans la peau d’un jeune lycéenne prénommée Ao Hoshizaki. La présentation et l’enrobage de l’univers complet du jeu se voulant très japonisant, vous êtes donc habillée avec votre petite tenue d’écolière dont seuls les otaku ont le secret mais découvrez bien vite que derrière cet état de fait votre personnage remplit toutes les cases afin de créer un attachement immédiat ; vous semblez être une personne manquant terriblement de confiance puisque vos résultats scolaires ne sont pas forcement parmi les meilleurs et votre douceur sera à n’en point douter l’un des facteurs aggravant. Votre aventure débute ainsi avec vos deux camarades Kokoro Utsubo et Rena Miyauchi dans un école où seule l’apparence trahira un malaise ambiant. Les salles de classe sont vidées de toutes forme de vie mais rassurez vous une fois en extérieur cette donne changera radicalement et vous serez invité à profiter de vos talents afin de vous défaire de situations ici et là. En retrouvant vos amies vous vous apercevez que seuls vos noms et prénoms font parti de votre mémoire et la retrouver ne sera à priori pas de tout repos. Le jeu s’inscrit dans une continuité puisqu’un premier épisode est déjà sorti mais rassurez vous celui ci peut tout à fait être joué en pure découverte sans que les effets de l’animé ou du premier opus viennent nuire à votre expérience ce qui est une excellente chose. Cerise sur le gâteau, vous rencontrerez bien vite la très importante petite Yuki Kinjou qui sera votre chef cuisinière. Le craft de nourriture est en effet présent et vous serez amené à allez chercher des salades par exemple afin de cuisiner avec vos amies des sandwich ou d’autres choses vous octroyant certains bonus et donnant lieux à des cinématiques très légères.
La meilleure défense c’est l’attaque
Le premier élément de gameplay qui sera des plus appréciable réside dans son système de combat ; en effet nous avons ici à faire non pas à un RPG old school au tour par tour mais bien à un action RPG en temps réel vous permettant de décider à tout moment de modifier une action en cours. Le principe est très simple, une jauge dite d’ether se remplit et une fois celle ci pleine libre à vous de choisir parmi vos compétences. Au fur et a mesure de votre avancée, cette dernière gagnera en possibilité et surtout en efficacité puisqu’elle vous ouvrira non seulement la possibilité d’une attaque plus lourde ou de combo ( plusieurs petites attaques ) mais surtout l’annulation pure et simple d’une attaque adverse appelé break. La possibilité de switcher d’héroïne en cours de combat vous permettra ainsi de maximiser vos dégâts et de vos garantir une main mise sur toutes les situations de manière très instinctive. Au delà de l’action RPG vient ensuite le coté magical girls du titre ou celui de la légèreté mais attention, celui ci pourra par moment être réservé à un public averti puisque les gros plans où la subtilité semble avoir disparue seront de la partie. L’autre composante du titre à ne pas négliger réside dans son coté visual novel très assumé, il faudra par moment vous armer de patience si vous n’êtes pas coutumier du style mais la scénarisation du jeu restera un élément clé de votre périple. Fort heureusement pour vous si l’histoire, sa version originale vois japonaise/sous titre anglais ou les ressentis de chaque personnages n’était pas votre fort, il est tout à fait possible de passer chaque cinématique même si nous ne vous le conseillons pas du tout tant l’effort et la mise en scène pleine de mignonnerie méritent qu’on s’y attarde.
Rendu animé 60 Hertz
Graphiquement le jeu sur Playstation 5 garde néanmoins un aspect visuel trop proche d’un titre Playstation 4 puisqu’il s’agit de cela au départ et n’apporte donc aucune optimisation et souffrira quelques fois de légers ralentissements sans pour autant être pénalisant. L’ensemble se voudra pourtant très agréable à l’œil, nos charmantes écolières sont vraiment très bien modélisées, leurs visages sont plus qu’agréable à regarder ( Rena et son angélisme notamment ). Au niveau des environnements, l’école étant votre première vision du jeu est très bien modélisée, un petit effet couloir reste présent mais pas suffisamment pour être impactant. Les lieux deviennent rapidement familiers puisque vous y reviendrez régulièrement. Les extérieurs font quand à eux l’unanimité pour nous et chaque changement d’heures apportera aux différents tableaux une certaine forme de magie que l’on appréciera fortement pour peu que les animés soient un plaisir ; les lampions jaune légèrement allumés une fois la nuit venue et irradiant de leur lueurs un environnement sont pour nous une pure magie au même titre que les tons pastel utilisés lors des couchers de soleil. L’ATH ou les missions proposées sont à la fois discrets et bien pensés ; impossible de vous perdre durant vos quêtes puisqu’un petit drapeau sera toujours présent sur votre mini carte afin de vous orienter, chaque prise ( ou rendu )de quêtes affichera dans un encadrement la mission, son intitulé et son explication en anglais ; c’est en effet le petit point noir du titre, celui ci n’est pas localisé, mais également la silhouette de la personne vous répondant ce qui rajoute en immersion. Les chargements sont quand à eux très réactifs, ainsi chaque téléportation dans l’école par exemple pour passer d’une salle à une autre se fera instantanément.
Forever yours
Blue Reflexion Second Life est une belle et touchante histoire où l’amitié est magnifiée par une scénarisation dont seul Gust a la recette. Plein de bonnes idées le système de combat qui pourra sembler devenir de moins en moins instinctif gagne pourtant à être manipulé et manipulé afin d’en tirer le meilleur. Loin d’être parfait dans ses choix ( pas de localisation, graphiquement mi figue- mi raisin ) le jeu s’en tire pourtant avec les honneurs grâce à ses possibilité de craft ou d’amélioration qui tirent le jeu vers le haut. Le pari de commencer une histoire à découvrir de bout en bout, le choix de mettre la mémoire au centre du débat ou ses thèmes musicaux tous plus doux et savamment orchestrés sont autant de bonnes idées à découvrir et nous ne pouvons que vous inviter à la magie en découvrant ce jeu de niche au combien rafraichissant.







