
Ovni dans son approche à traiter des catastrophes naturelles dans un jeu vidéo la série Desaster report arrive avec un quatrième opus répondant au nom de Desaster report 4 : Summer mémories tout en accusant un retard causé par un seisme en 2011 sur l’archipel nippon. Alors qu’il était initialement prévu sur Playstation 3, celui ci débarque donc sur le système Playstation 4. Cette sortie mérite t elle qu’on s’y attarde ? Réponse dans notre test sans langue de bois.
Tout commence avec la création de notre personnage principal, vous définissez son sexe, sa forme de visage, sa coupe et la coloration de cette dernière. Sans forcement être très poussée celle ci s’en tire relativement bien et fait le job pour qui cherche à s’immerger complètement dans les évènements dramatiques à venir. Vous êtes en effet pris au beau milieu d’un tremblement de terre et votre mission sera de rester en vie tout en faisant face aux différents évènements arrivant. Ces derniers seront d’ailleurs autant de pièges mortels puisqu’en fonction de l’endroit vous pourrez vous retrouver écrasé, enseveli ou même noyé.
Ce simulateur de vie prends d’ailleurs toute sa saveur dans la gestion de votre personnage ; tous les paramètres de vie sont pris en compte : de votre envie à manger, à boire ou même à faire vos besoins les plus fondamentaux rajoutant toujours plus de vie dans cet univers qui se voudra des plus réalistes. Le challenge ne s’arrête pourtant pas là, puisque pour évoluer vous devrez en plus aider la population en répondant à leurs attentes ; libre à vous d’être serviable et aimable ou de profiter de la situation pour exiger de précieux yens quitte à passer pour un horrible personnage.

Le soft se voudra également bourré de fan service en vous proposant un contenu assez varié avec quelques tenues et costumes afin d’équiper votre protagoniste ; ainsi si l’envie de mettre un ensemble de mère noël, d’écolière légèrement vêtue ou quelque chose rappelant à vos souvenirs les sentai tels que Bioman et Power Rangers pour ne citer qu’eux, tout ou presque est possible. Le playstation store n’est d’ailleurs pas avare en contenus supplémentaire gratuit ( theme, avatars ) et nous vous conseillons fortement d’aller y faire un tour afin de garnir un peu plus votre garde robe ainsi que pour télécharger l’épilogue du jeu se situant plusieurs mois plus tard et vous ouvrant sur une vision nouvelle de votre environnement tout en rajoutant deux heures de jeu.
Votre périple se voudra lent dans tous les sens du terme. Que ce soit au niveau des quêtes à remplir pour aider votre prochain, il faudra vous armer de patience face aux lignes de textes en anglais uniquement puisque vous passerez de longues heures à lire et à répondre aux différentes réactions. Ces choix pourront impacter le cours des évènements. Le principe des quêtes sera quand à lui toujours le même puisqu’on vous demande de chercher quelque chose ou quelqu’un dans un périmètre donné puis de le rapporter et ainsi de suite. Votre avancée se fera à pied principalement mais d’autre bonnes idées de gameplay viendront se greffer à l’ensemble au fil du temps. Vous pourrez par exemple monter sur plusieurs véhicules dont un scooter, venir en aide à une vieille dame en la portant sur votre dos ralentissant d’autant plus votre tempo habituel ou encore vous battre lors d’une séquence qui ne restera pas dans les mémoires compte tenu de la rigidité de l’ensemble. Un mode VR vient enfin essayer de gonfler un peu plus le champ des possibles pour cette aventure qui vous demandera une petite douzaine d’heures si toutefois vous cherchiez tous les éléments en jeu.

Malheureusement pour lui et comme on pouvait s’en douter la technique de l’ensemble peine à convaincre tant le jeu qui était à l’origine sur Playstation 3 souffre de ses années de retard. Les graphismes sont clairement datés, les édifices s’effondrant sous les effets des séismes sont à la fois lisses et grossiers sans pour autant vous parler des effets de flammes et seuls les postures de votre personnages pourront vous donner un semblant d’immersion. Dommage pour un jeu où le coté stressant de la chose aurait pu faire la différence. L’autre point assez agaçant réside dans ses bruitages mal calés où la résonance des pas en devient même gênant. Le grondement provoqué par le craquement du sol et des bâtiments s’écroulant semble avoir été fait avec le même son et là encore ne profite aucunement à notre immersion.
Au final et alors qu’on aurait pu se croire dans un survival il n’en est rien. Nous passons le plus clair de notre temps à fouiller ou à lire de long monologue et là encore le titre pourra décevoir si toutefois vous vous attendiez à quelque chose de plus réactif. Très japonais dans son approche nous sommes à mi chemin entre le jeu contemplatif et le visual novel avec deux segments définis ; le premier sera de savoir qui de la panique ou du sang froid pourrait nous gagner en de telles circonstance et l’autre segment concernant votre part de morale sur les choix à faire. Les voix japonaises sont comme toujours d’assez bonne facture même si le coté calme des protagonistes pourra surprendre compte tenu des circonstance. Enfin, l’un des rares points positifs reste la composition des différents background souvent bien écrits et intéressant dans leur approche de part leur diversité ; toutes les tranches de vie forment autant de chapitre prenant malgré les apparence et ont fini par se laisser bercer par celles ci tant la finalité de chacune sera autant de satisfaction personnelle que d’accomplissement ; bravo pour cet état de fait!
Conclusion :
Desaster report 4 : Summer mémories n’est malheureusement pas le jeu de catastrophe que nous attendions. Son titre Summer Mémories est d’ailleurs là pour nous le rappeler et nous ne pouvons que constater le poids des années qui se voudra ravageur sur ce titre. Les temps de chargement, les éléments vitaux (soif, faim …) pas assez exploités, les bruitages ou les interactions impossible avec les objets rendent l’ensemble indigeste pour un jeu de 2020. L’absence de localisation vient finir un tableau déjà sombre pour un genre qui ne demande qu’à éclore, dommage. Pour autant vous pourrez tout de même y trouver votre compte si l’exploration et le fait de fouiller ici et là sous une menace constante vous plait. L’autre réussite du titre tiendra à l’attachement provoqué par les petites histoires que vous aller vivre grâce à une narration juste parfaite. Certaines resteront en y repensant très agréable à avoir été vécue malgré un constat initial défavorable.
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