
Nouveau venu dans le monde des visual novel « Our world is ended » tente cette fois de nous narrer l’histoire d’un petit groupe de programmeur de jeu vidéo où la réalité se confrontera à un univers qu’ils ne connaissant que trop bien. Malgré une concurrence déjà bien installé sur la machine de Sony ce titre va essayer pourtant de se faire une place au milieu des monstres comme Steins Gate pour ne citer que lui.
Vous incarnez Reiji Gozen, jeune programmeur de jeu vidéo, qui dès les premières minutes de jeu vous met dans l’ambiance ; non ce jeune homme n’est pas si irréprochable que cela et le moins que l’on puisse dire c’est que ses lunettes à réalité augmenté associée à son téléphone n’y sont pas pour rien. Alors que vous pensez passer un agréable moment l’application s’emballe, vous faisant découvrir instantanément un monde parallèle à la vision apocalyptique.
Coincé entre monde réel et virtuel, tout ceci ne sera que prétention à combattre un bestiaire que nos acolytes connaissent bien puisqu’ils sont tous issus de l’esprit de chaque personne formant le petit groupe de développeurs appartenant au studio Judgment 7 dont Reiji fait partie. On y retrouve Iruka,Tatiana, Yuki, Hayane et Owari qui chercheront tous à protéger une mystérieuse guerrière dont leur aide ne sera pas de trop pour faire face aux dangers qui l’entoure.
Bon nombre d’animé on déjà traité le sujet du parallèle opposant monde réel et virtuel ; on se souviens tous de « .Hack » « Yureka » ou plus récemment de « Sword Art Online » dont le succès n’est plus à démontrer. L’ensemble est d’ailleurs très bon : le chara-design est cohérent, les planches sont à ce titre très belles tant dans le choix des couleurs que dans l’approche artistique. Le travail accompli relève du pur dessin manga et pourrait avoir son homologue sur papier car l’aventure se laisse agréablement porté. La bande son est très éclectique et on se surprends à se laisser prendre par des sonorité parfois jazzy et parfois un peu brutale avec quelques thèmes rock assez péchu. L’utilisation de l’electro ne nous aura par contre pas convaincue et à même tendance a devenir vite lassante. Mention spéciale à l’opener Jpop versant dans le jrock qui balance très bien avec l’univers.
Au niveau du gameplay, comme tout bon visual novel qui se respecte vous aurez des textes à n’en plus finir et vous vous retrouverez vite étonné par les propos tenus. En effet il est assez dommage de voir que tout se situe en réalité sous la ceinture, les blagues ne fonctionnent pas et aucun membre masculin de l’équipe pour rattraper l’autre : nous sommes bien dans un pur produit japonnais ou la décadence et la perversion règnent en maître. Le jeu dans son ensemble s’adresse donc à un publique averti. Passé cette constatation, on aime ou pas, mais il faudra faire avec afin d’avancer dans cette histoire qui a pourtant un charme indéniable. Le système de choix de réponse apporte un vent de fraîcheur dans l’univers des visual novel et vous serez à ne pas en douté assez surpris par les choix proposés par ces derniers. Enfin le dernier et seul véritable point noir de ce titre pour nous réside dans l’absence de sous titres français ; en effet si l’anglais ne vous réussi pas, il est possible que certaines phrases ne soit pas bien comprises. Les doublages Japonnais sont quand à eux très efficace et c’est un plaisir pour les oreilles.
Conclusion
Our world is ended reste une agréable surprise mais manque malgré tout de finition. Si les personnages avaient été un peu moins pervers la résultante n’en aurait été que meilleure à mon sens car le jeu s’affaire pourtant à vous tenir accroché au wagon de cette histoire tant dans le fan service que dans la qualité de ses illustrations. On adore les relations entre personnages et le coté rejouabilité du titre pour découvrir avec bonheur les différentes fins proposées, l’univers musical est cohérent mais part un peu dans tous les sens. Enfin l’autre mauvaise nouvelle est l’absence totale de sous titres francais. Le jeu dans son ensemble mérite donc votre attention car une fois encore le chara-design, et le bestiaire sont une franche réussite.
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