
Initialement sorti il y a 2 ans sur pc, Redeemer revient dans sa version améliorée : « Enhanced Edition » pour nous offrir un été joyeusement brutal sur console !
Edité par Sobaka Studio et Koch Media – dont leur récent partenariat en février dernier permettra de distribuer 9 minkeys of Shaolin et Ash of Gods – Cette version ajoute non seulement des améliorations telles que divers équilibrages, mais aussi deux nouvelles classes comme le moine et le soldat et surtout un mode coopératif (écran partagé).
Trêve de technicité et place à l’histoire de ce beat’em all furieux !
Même si dans ce genre de jeu, l’histoire n’est pas souvent ce qui intéresse le joueur, il est bon de la connaître pour comprendre ce titre à première vue déstabilisant mêlant moines shaolin bouddhistes, créatures pas très ragoutantes et hommes cybernétiques gonflés aux hormones 2.0
Imaginez, vous êtes là, serein en mode méditation quand tout d’un coup…Ça tourne mal, vos frères ont besoin de vous !

Vous, frère Vasily, êtes rattrapé par votre passé qui en effet est loin de la spiritualité trouvée tant vous étiez un soldat d’élite reconnu pour une entreprise d’armement où le quotidien était plutôt les infiltrations, les assassinats en passant par la torture… Même si vous avez décidé de vivre reclus pour vous repentir, votre ancien patron ne l’entend pas de cette oreille et n’a pas apprécié le fait que vous soyez parti si précipitamment. A votre recherche, vos frères étant sur son chemin en prennent pour leur grade et décidez de sortir de votre béatitude afin de faire face à votre pire ennemi et d’enfin pouvoir laisser le passé au passé…

Pour le moins accessible, votre chemin ne sera que très rectiligne tant les possibilités de varier les accès sont rares et que la finalité étant d’aller d’un point A à un point B. A base de coup de poings et pieds rotatifs, c’est comme cela que vous commencez, tout en décrochant vos premières torches qui vous aideront à affaiblir plus facilement les ennemis. Très rapidement vous ferrez face à des tireurs parfois bien armés –arme de poing, pistolet, fusil à pompe, mitraillette- qui par le fait vous donnera accès à ces dernières pour abreuver vos ennemis de quelques munitions dans le gosier. Si le bestiaire n’est pas hyper varié et que finalement les armes n’atteignent pas l’apogée à coup de bazooka, les éléments du décor pourront parfois vous aider à faire des finish him unique, à moins, que vous décidiez de le faire par vous-même une fois votre victime affaiblie avec une tête de mort au-dessus. Je peux vous dire que mettre quelques têtes dans la scie circulaire ou briser des colonnes s’avèrent étrangement jouissif.
Vos aptitudes quant à elles se débloquent grâce à des parchemins facilement reconnaissables parsemés au fil des dix-huit chapitres. D’ailleurs vous aurez trois thèmes principaux : le temple, le labo –qui m’a fait beaucoup penser à « take no prisonnier » par ses cellules- et l’usine de production.
Vos atouts peuvent être liés à votre corps comme par exemple avec des techniques de combats mais aussi avec des améliorations des différents types d’armes ce qui permettra d’avoir plus de précisions et/ou dégâts.
La course aux dégâts est d’ores et déjà lancée puisque les boss de fin de chapitre vous demanderont plus d’endurance que de skill, les paternes étant assez pauvres mais satisfaisant. Pour autant et un des points répétitifs du gameplay réside sur l’esquive bien trop présente mais parfois nécessaire pour vous débarrasser de paquets d’ennemis afin de vous régénérer en vie. On notera qu’il est parfois possible de passer d’une zone à l’autre sans trop perdre son temps, une idée de « speed run » à creuser.
Si les planches dessinées qui accompagnent l’histoire sont très jolies, c’est un poil en deçà pour ce qui concerne celles des écrans de chargements tant parfois les titres sont peu lisibles dû à la typographie utilisée et inévitable puisqu’il en a entre chaque niveau et chaque chapitre. Bien que cela apporte une continuité, vous êtes complètement désarmés –il est possible que cela vienne de la version press testée, puisque certains ralentissements sont également présents dans le menu uniquement-.
Conclusion :
A qui s’adresse Redeemer ? Finalement on pourrait dire à tous – oui c’est facile- mais l’essayer c’est l’adopter, non pas que cela soit un AAA, mais il est bon parfois de ne pas réfléchir et foncer pour prêcher la bonne parole et faire taire les mauvaises langues !
Le scénario de série B mélangé à un rambo/matrix où ramasser des armes suite à une roulade et asperger les ennemis vous feront vous sentir immortel –en tout cas en mode facile- mais avec un style plutôt badass. En parlant de cela, vous noterez que notre Vasily a des trais de ressemblances avec notre Kratos national mais en converse pour le confort de ses pieds.
Avec son petit prix, il saura vous occuper un peu moins de 10H mais la re-jouabilité reste présente avec son mode arène qui est juste un régal !







